Canon 7.5cm Pak 97/38 7,5 cm FK231 (f) 7,5 cm FK97 (f)

L'armée allemande commence la seconde guerre mondiale, tout particulièrement sur le front de l'Est, avec le canon de 75 mm Mle 1897 – C/97 Schneider français parfaitement ingérable.



Amélioré, le canon devient le 7.5cm Pak 97/38 dans sa version de base antichar.

Le canon 7.5cm Pak 97/38 utilisé essentiellement par l'armée allemande lors de la seconde guerre mondiale (ainsi que la Finlande, la Hongrie, l'Italie, la Roumanie pour quelques dizaines d'exemplaires) est une récupération des armées française et polonaise vaincues en 1939. Ce canon antichar n'est autre que le canon 75 mm Mle 1897 – C/97 Schneider français modernisé.

L'armée allemande espère faire une guerre éclair de trois mois. Priorité est donnée à la fabrication des chars qui doivent envahir l'Europe, la Russie et l'Afrique du Nord à grande vitesse. Le plan est exécuté mais l'idée s'embourbe rapidement. Les chars n'ont pas vocation à tenir une position, l'artillerie classique est faite pour cela. Les Allemands manquent de canons et surtout de canons antichars contre les blindés russes aux parois obliques. Les projectiles du canon français de 1897 éraflent la peinture des chars soviétiques. Ce canon ne peut qu'être tracté à 10 Km/h maximum.

Le canon Pak 40 allemand de remplacement est en cours de fabrication et se retrouve progressivement sur les champs de bataille au delà de la fin 1941.

En attendant, l'urgence est d'ajouter des suspensions, des roues tout-terrain et un système anti-recul. Cela va être fait pour 3712 canons récupérés qui vont être adaptés sur un affût allemand de canon 5cm Pak 38, un frein de bouche suisse va être imbriqué et les munitions vont être améliorées. Ils sont livrés en 1942 et 1943.

Le résultat reste décevant. Les chars soviétiques ne sont que très modérément incommodés. Le recul reste violent et la précision est remarquable jusqu'à 1.5km mais au delà les performances baissent considérablement. Cette insuffisance de puissance de feu est l'une des causes, parmi bien d'autres, de la déroute germanique.

En dehors de la confrontation antichar, le canon 7,5 Pak 97/38 fait merveille et va être redéployé à l'arrière à l'arrivée du Pak 40 qui sera destructeur de blindés trop tardivement.

Le canon a été testé sans suite sur des chars légers russes T26 à usages allemands.

Après guerre, l'apparition des lance-roquettes précipite son inutilité.

Canon de seconde ligne, il va être présent en Presqu'île de Crozon sous des formes encore différentes. Le canon 7,5 Pak 97/38 est aussi administrativement enregistré sous l'appellation allemande 7,5 cm FK231 (f) ou 7,5 cm FK97 (f). f pour France ou français.



La version 7,5 cm FK97 (f) (ci dessus) est une version antiaérienne qui ne semble pas avoir été utilisée en presqu'île. La défense locale avait besoin de batteries antiaériennes performantes pour défendre Brest de sorte que la modernité de l'équipement a été constamment assurée quand l'armée d'occupation a compris que la guerre allait durer.

La version 7,5 cm FK231 (f) est plus difficile à déterminer selon des sources contradictoires. Certaines d'entre-elles précisent qu'il s'agit d'une version sur platine tournante destinée aux casemates avec des canons de 75mm conçu après 1929. Dans ce cas, ce serait cette version qui aurait été incorporée ainsi dans les trois bunkers R671 de Camaret-sur-Mer qui disposaient d'une platine assurément. Un 671 dans le réduit de Quélern proche de Trez Rouz. Deux 671 au Petit Gouin.

D'autres sources parlent d'une simple variante pour des munitions spécifiques dont des obus au gaz.

Une version de 75mm SHD K97 sur affût crinoline.

Il va être déployé en 4 exemplaires sur affûts crinoline à l'arrière des casemates SK de la batterie de Kerbonn.

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