Le bombardier Heinkel HE 111 à Lanvéoc Poulmic



2 photographies allemandes d'une réparation de Heinkel 111 à Lanvéoc Poulmic durant la seconde guerre mondiale.

Version civile commerciale du Heinkel 111.

La version militaire du Heinkel 111 est composée d'une "bulle" vitrée au nez de l'avion utile au mitrailleur avant disposant d'un canon MG FF de 20 mm.









Production du He 111 en 1939 en toute illégalité...

Cockpit d'un Heinkel 111.

Heinkel 111 équipé d'un radar FuG 200 et de deux torpilles.

Un programme militaire secret de l'Allemagne en 1932 fait construire officiellement un avion commercial pour le transport de 10 passagers à partir de 1934. En réalité la société Ernst Heinkel Flugzeugwerke à Rostock fabrique un bombardier moyen qui se nommera le Heinkel 111 décliné en une multitude de versions.

L'Allemagne est interdite d'équipement militaire par le traité de Versailles depuis l'armistice de la première guerre mondiale. Le prétexte d'un avion civil est tout trouvé. Il sera effectivement construit à quelques exemplaires. Il y aura même des vols de présentation au-dessus de l'Angleterre et les co-pilotes en profiteront pour faire des photos aériennes instructives.

En 1936, les Heinkel 111 sont engagés dans la guerre d'Espagne à titre expérimental. Le programme étant concluant, l'avion est développé à grande échelle avec une problématique majeure : la puissance des moteurs est insuffisante surtout quand l'avion est chargé de bombes. Malgré l'augmentation de la puissance des deux moteurs à maintes reprises, le problème subsistera toujours.

L'avion participe à l'invasion Russe sur le front de l'Est et participe à la tentative d'anéantissement de la Grande-Bretagne. A ce titre, la base de Lanvéoc Poulmic est équipée de ce bombardier moyen. Les missions se succèdent vers les côtes anglaises mais la chasse anglaise est agressive et détruit les bombardiers un à un. Ces derniers restent patauds, insuffisamment armés contre la RAF. Les missions sont suicidaires et s'avèrent être un échec cuisant. Ceci d'autant que la chasse allemande d'accompagnement partant de Guipavas n'est présente en couverture que durant 20 minutes faute d'autonomie suffisante.

L'unité aérienne II KG 40 affectée à Lanvéoc disposait de 27 Heinkel 111 (version H pour l'essentiel). KG = Kampf Gruppe = Escadron de bombardiers. Le commandement venait de la base de Villacoublay en Région parisienne au QG de la Luftflotte III.

Certains avions sont abattus ou perdus sur les côtes anglaises, d'autres dans la Manche, d'autres encore tombent en presqu'île ou dans les alentours. Par exemple, un 111 H est pulvérisé non loin de Crozon le 18 août 1940. Le 9 avril 1941 un 111 est perdu en mer d'Iroise. Le 15 juin 1941, à peine décollé de Lanvéoc, un 111 s'écrase à Guipavas où touché, il espérait atterrir sur l'aéroport. Un autre 111 est abattu par les Anglais dans la même zone. Non seulement, ces bombardiers peinent à atteindre l'Angleterre, mais ils sont détruits pratiquement à leurs décollages. Les vols de jour sont une erreur.

Les pilotes récupérés sont enterrés dans le cimetière provisoire de Lanvéoc qui jouxte le cimetière civil.

L'armée allemande consciente de ses failles aériennes met à l'écart l'avion qui devient à la fin de la guerre l'avion qui tracte des planeurs après quelques mois de missions de nuit secondaires. Selon les sources, l'avion fut construit de 6500 à 7500 exemplaires. La version H fut la plus répandue avec une autonomie de 1950km à une vitesse de 407 km à 7800m d'altitude, 1 canon, 5 mitrailleuses, 2 tonnes de bombes en soute et 2 tonnes sous le fuselage dont des torpilles si nécessaire. L'équipage était composé d'un pilote, d'un co-pilote et de trois mitrailleurs.

Intérieur d'un Heinkel He 111 H20.

La version H la plus prolifique fut elle-même déclinée en versions H1, H2, H3, H4, H5, H6, H7, H8, H8/R2, H9, H10, H11, H11/R1, H11/R2, H12, H14, H14/R1, H15, H16, H16/R1, H16/R2, H16/R3, H18, H20, H20/R1, H20/R2, H20/R3, H20/R4, H21, H22, H23. Il s'agit d'aménagements en fonction des usages. En fonction du type de bombes, de l'équipement de nuit, de l'armement évolutif, du transports de 12 parachutistes, changement de gamme des moteurs (Jumo 12 cylindres dans les ultimes versions), etc.

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