Plongeurs démineurs de la Marine Nationale reportage ordinaire

La fâcheuse tendance des obus oubliés par les guerres est de se nicher entre les rochers dans des lieux fréquentés par les touristes et les promeneurs locaux. Le signalement à la gendarmerie est un service que vous rendez à la communauté.





Recherche visuelle et découverte d'un obus non tiré par des plongeurs démineurs de la Marine Nationale. Les parages sont aussi visités. En cas de doute, le repérage se fait aussi au détecteur de métaux.

Dégager les alentours de la munition pour apprécier la situation et évaluer la dangerosité immédiate.

Les marins démineurs sont venus par la mer et repartent par la mer.



Au large, le navire école "Panthère".

Les plongeurs démineurs de la Marine Nationale en Rade de Brest et alentours font un travail minutieux qui peut parfois s'apparenter à du bricolage astucieux pour déjouer les pièges des munitions retrouvées.

Brest, port avant tout militaire durant des siècles, a été sous surveillance intense de la part des batteries côtières françaises et malheureusement allemandes lors de la seconde guerre mondiale. Les fonds marins recèlent des obus de tous calibres, des mines, des torpilles... Sous les eaux, à des profondeurs variables (recherche jusqu'à -80 m) mais aussi en bordure de mer, parmi les rochers, dans des lieux de promenade.

Ce jour là, au programme un obus non tiré est retrouvé dans les rochers au pied de la batterie de Kerbonn en Camaret-sur-Mer en presqu'île de Crozon. C'est un obus de 164,7 mm au service de canons français.

La batterie de Kerbonn sous 4 casemates SK allemandes était équipée de 4 canons de la marine française de 164,7 mm Mdl. 1893-1896 et d'un important stock de munitions dédiées.

L'obus pourrait avoir été jeté du haut de la falaise sans avoir explosé.

Les plongeurs qui travaillent en binôme ont estimés que l'obus n'était plus hautement dangereux. Dangereux, il eut été pétardé sur place (dynamité). La poudre noire contenue dans l'obus dans des conditions d'immersion prolongée n'est plus active (depuis 1944). L'obus s'est soudé par la rouille à son support, un caillou ? Un autre obus ?... Les plongeurs démineurs vont devoir s'affairer avec prudence pour emporter l'indésirable.

Rien qui ne soit spectaculaire et pour autant un danger sournois bien réel. Un métier difficile fait de petits exploits personnels quotidiens. Des militaires qui font encore la guerre aux dangers en temps de paix.

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Rencontre : vie privée des goélands




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