Piège écologique des chenilles processionnaires







La presqu'île de Crozon est désormais fréquentée par les chenilles processionnaires. Les zones d'habitat sont repérées par un panneau informatif.



Un éco-piège nécessaire : une méthode écologique consiste à cercler le tronc d'un arbre infecté par une canule haute disposant d'une seule issue qui mène à un sac hermétique. Quand le « cordon » de chenilles descend de l'arbre la première chenille a tendance à se guider vers le sac, les autres suivant, elles s'emprisonnent. Un acte de patience qui évite le contact avec l'insecte.

En cas d'invasion, ce procédé est inefficace. L'insecte vient du Sud de la France et remonte progressivement vers le Nord. C'est d'ailleurs sur les pins de la côte Sud de la presqu'île qu'en 2015, les premières chenilles ont été repérées. Le climat doux hivernal du littoral lui va si bien !

Des pièges à phéromones dans les arbres pour attirer les papillons et interrompre le cycle de reproduction est une autre solution. Le traitement des premiers stades larvaires en aspergeant de solution bio les arbres touchés ou encore couper les branches porteuses de cocons sont d'autres possibilités.

La pulvérisation d'une solution à base de bacille de Thuringe qui est un traitement biologique permettrait la limitation des formations des nids. A l'automne 2018, une campagne de traitement est déclenchée par la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles (FDGDON).

La Processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) vit son état de chenille à la cime des pins dans un cocon de fibres blanches dont la taille varie selon la population et l'âge de celle-ci. La chenille processionnaire se nourrit des aiguilles du pin avant de descendre de l'arbre en file indienne en mai ou juin selon la région, ayant toujours un contact avec la chenille qui la précède et celle qui la suit pour s'enfouir dans le sol et se transformer en chrysalide, puis en papillon. Papillon qui, à la fin de la saison, ira pondre ses oeufs à la cime des pins.

Outre le fait d'appauvrir l'arbre en dévorant les aiguilles de pin dont les chenilles processionnaires se repaissent, le contact humain des soies est urticant plus ou moins gravement selon les personnes. Un grand lavage à l'eau froide permet d'atténuer les démangeaisons. Si les symptômes persistent après ce lavage seul un médecin est à même de prescrire un traitement.

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