Forêt du Cranou – manoir et exploitation forestière

Du plat avant la montée et des descentes dantesques... Les mollets deviennent du chêne !

En cas de réchauffement climatique, les mousses du Cranou disparaîtraient en premier, les arbres resteraient malingres.

Avant que les chemins ne soient des sentiers de randonnée, ils étaient des voies forestières pour le dégagement des grumes vers la route du Faou.



La maison forestière du Manoir du Cranou.

La forêt du Cranou est sur les territoires des communes de Rumengol (Le Faou) et de Hanvec. Une forêt truffée de légendes dont la toute première semble être celle de la présence d'un ermite du nom de Pezrec vers les années 600. Mais il y eut aussi les cérémonies druidiques pour de mystérieux sacrifices dit-on.

Un manoir est élevé au sommet de cette forêt accidentée aux dénivelés vertigineux pour une région qui n'est plus alpestre. La disparition du manoir s'est opérée avant l'an 1536 dans des conditions inconnues. La demeure put être un pavillon de chasse peu fortifié.

La présence humaine dans la forêt semble y avoir été "permanente", on y travailla le fer puisque des crassiers y ont été découverts.

A la période féodale, ce massif forestier de 603 hectares (il en fait plus du double aujourd'hui) appartenait aux comtes du Faou, jusqu'à ce que les ducs de Faissac en fassent l'acquisition. Ensuite Richelieu (dépositaire du comté du Faou) en devient le propriétaire. Bien royal en 1688, la forêt passe sous la juridiction de la Marine en 1702 sous l'initiative de Colbert et la volonté du roi Louis XIV. Les grands chênes rectilignes ont fait de nombreux mâts de la Marine Française, de grands navires de guerre bénéficièrent de ces bois de haute qualité.

Sous la période révolutionnaire, la forêt connaît un directeur dont le travail consiste à organiser des recensements forestiers sans pour autant ménager la ressource. Vincent Pichot de Kerguinou (1729-1798), directeur de la forêt, gère le comptage du 4 au 12 thermidor de l'an 2 (22 au 30 juillet 1794) au manoir du Cranou, en réalité point de manoir mais un massif forestier dénommé administrativement ainsi.

D'abord surexploitée, puis mal entretenue, ayant subi le contrecoup des blocus britanniques interrompant la construction navale, la forêt souffre. A nouveau surexploitée, en 1818 l'exploitation doit en être interrompue. Jusqu'alors le bois de chauffage est aussi produit pour la région qui connaît des villages où le bois est absent, dans les landes par exemple. La Marine chauffe son casernement à Brest au bois du Cranou. Des pièces de tonnellerie (merrains) sont produites pour la conserverie de sardines embarquées. D'autres productions encore : le bois de fascinage pour les fortifications brestoises et de la bourdaine pour la poudrerie, etc.

La forêt est reprise par le service des eaux et forêts en 1829 en piteux état pour devenir domaniale et ainsi être régénérée. La Royale n'ayant plus de navire à voile, elle cesse les coupes en 1886, la forêt n'a alors aucune utilité rentable en dehors de la fabrication de sabots en bois de hêtre. 300 m3 de hêtre sont annuellement utilisés par les savetiers pour 9000 paires de sabots pour les hommes, 10800 paires pour les femmes, 7200 paires pour les enfants.

Les ultimes constructions navales avec le bois du Cranou sont assemblées au chantier naval civil de l'entreprise Morvan du Faou en 1943, soit 6 navires par an avant que le chêne n'entre de moins en moins dans la construction des bateaux. Le pin participe à la fabrication des ponts de navire. Le métal est de plus en plus présent.

Subsiste aujourd'hui des chênes pédonculés et des hêtres en majorité mais aussi des chênes rouvres, des houx, des pins sylvestres. Un arboretum d'essences plus aptes à supporter la chaleur est créé en 2008 pour anticiper le réchauffement climatique. Subsiste aussi la maison du garde forestier du 19ème siècle nommée "Maison forestière du Manoir" qui se situe non loin du lieu de construction de l'ancien manoir disparu.

L'Aulne Maritime en photos

Le Faou

Le Faou

Mairie du Faou

La statue Pompéry de l'agriculture

La Vieille Renommée

Maison à encorbellement

Poilu au repos d'Etienne Camus

Le vapeur du Faou

Les bateaux sabliers

Le bourg historique du Faou

Sculptures sur bois des maisons

La maison de famille l'Haridon

Brasserie des Halles

L'église St Sauveur du Faou

Rumengol

Rumengol

Oratoire Chapelle du Couronnement

Pardon de Rumengol

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Fontaine miraculeuse de Rumengol

Calvaire de Touloudu Kergadiou en Rumengol

Jules Charles le Bozec sculpteur céramiste

Forêt du Cranou

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L'accident de la poudrerie de Pont-de-Buis

Costume des ouvrières de la poudrerie de Pont-de-Buis

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Incendie de l'Usine de Constructions Téléphoniques de Bretagne

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