Passage du bac de Rosnöen



La maison, débit de boissons, du passeur, côté Rosnoën.

La halte du passeur de la rive de Dinéault, dont le débit de boissons avait tenu jusque dans les années 60.

La cale rénovée.

Un double aspect de la cale de Rosnoën. Une version empierrée "moderne" et une version boueuse (à droite). Dans sa version initiale la cale était bordée de bois afin de limiter l'érosion par l'eau de l'Aulne ou l'eau de mer. Le remblais approximatif était fait de cailloux modestes plus ou moins bloqués par de la terre vaseuse.

Bien que le passage de Rosnoën soit attesté par des écrits dès 1514 et que probablement il soit très antérieur, il connaîtra des aménagements sérieux, des cales sur les deux rives, qu'au 19ème siècle. Ainsi les différentes générations de passeurs durant des siècles échouaient leurs embarcations à fonds plats sur les rives vaseuses de l'Aulne pour opérer les embarquements et débarquements des personnes, des bestiaux, des matériaux et denrées afin d'assurer la continuité de circulation entre Rosnoën (route du Faou et du Porzay) et Dinéault.

L'équipage était constitué du passeur à la navigation et d'un ou deux marins rameurs selon l'importance du bac. Une même famille travaillait au bac dans bien des cas. La traversée se faisait donc à la rame : de longues rames (6 mètres pour les grands bacs) avec plusieurs difficultés à déjouer. Le courant de la rivière, le courant de la mer, tous deux contradictoires, les vents, l'équilibrage des chargements, etc. Les accidents de dérive, de pertes corps et biens ont jalonné l'existence des passeurs qui devaient verser un affermage au seigneur pour obtenir une concession de trois ans en moyenne. A charge pour ces hommes d'entretenir leur bac et d'en tirer suffisamment de bénéfices pour faire vivre sa famille tout en s'exposant à des accidents mortels récurrents. Bien des concessions furent suspendues pour cause de décès ou manque de rentabilité.

Au 19ème siècle, le passage de Rosnoën connaît une période plus propice bien que le travail soit toujours aussi scabreux. Les deux activités les plus lucratives sont le transport de bestiaux et celui des pèlerins. Tout d'abord c'est une époque où se développe les comices agricoles dont celui du Faou est le plus représentatif, sans oublier les foires du Menez-Hom, de Hanvec... Les éleveurs doivent assurer la venue de leur bétail à la foire et la rivière est infranchissable à gué. Les pèlerins quant à eux vont aux pardons de Notre Dame Rumengol ou celui de Saint Anne la Palud et en repartent ensuite. Des milliers de personnes sont contraintes de prendre les bacs dans des conditions de sécurité quasi inexistantes et quand les incidents surviennent, la volonté de Dieu en explique la tragédie et non la faute des hommes. Les files d'attente trouvent plus ou moins refuge aux débits de boisson qui fait office de demeure du passeur. On y trinque, on y joue à la galoche, on se repose car l'on vient de loin à pied et il reste encore un long chemin malcommode à faire.

Progressivement l'administration devient plus prégnante en tentant d'organiser sans grandes dépenses les passages. Voici quelques repères :
• En 1811, le passage de Rosnoën se voit doté de deux chalands la Marguerite et la Marie-Jeanne. Le passeur est logé dans une cabane pour la première fois.
• Des cales en dur, pavées sur lit de sable, sont enfin construites en 1857/1858 après des décennies de démarches des municipalités.
• Les bacs s'allongent tant il y a de monde parfois. Comptage officiel de 1875 : 25175 piétons, 435 chevaux, 60 voitures, 508 veaux ou moutons.
• La cale de Rosnoën est rallongée en 1876 sous l'égide de l'architecte Gassis qui œuvre souvent dans la région pour des écoles et bien d'autres choses encore.
• Une ligne de bateaux à vapeur passe sur l'Aulne jusqu'à Chateaulin. Le passeur aborde le bateau et récupère quelques passagers qui souhaitent aller soit à Rosnoën ou Dinéault.
• L'administration qui a pris en charge le réseau des transports transfère par la loi (1871) l'entretien du passage aux départements. D'un point de vue bureaucratique, le passage de Rosnoën est praticable, dans les faits la municipalité constate amèrement que les adjudications des droits d'exploitation des passages pour six ans désormais ne permettent pas de dégager de bénéfices aux passeurs. L'accès aux attelages est périlleux, ce n'est guère mieux pour les premières voitures automobiles.
• Le passage devient une concession des ponts et chaussées. Il décline sans perdre complètement de son utilité bien que la nouvelle construction du pont de Térénez (1926) détourne le trafic. Il y a encore des adeptes du passage jusqu'en 1951. Cette fois la circulation routière a eu raison de la lenteur d'une traversée (30 à 40 minutes selon les conditions), le péril en moins, la poésie aussi.

L'Aulne Maritime en photos

Le Faou

Le Faou

Mairie du Faou

La statue Pompéry de l'agriculture

La Vieille Renommée

Maison à encorbellement

Poilu au repos d'Etienne Camus

Le vapeur du Faou

Les bateaux sabliers

Le bourg historique du Faou

Sculptures sur bois des maisons

La maison de famille l'Haridon

Brasserie des Halles

L'église St Sauveur du Faou

Avis de 1940

Eugène Villon aquarelliste

Rumengol

Rumengol

Oratoire Chapelle du Couronnement

Pardon de Rumengol

Souvenirs religieux

Fontaine miraculeuse de Rumengol

Calvaire de Touloudu Kergadiou en Rumengol

Jules Charles le Bozec sculpteur céramiste

Forêt du Cranou

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Pont-de-Buis lès Quimerc'h

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L'accident de la poudrerie de Pont-de-Buis

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Incendie de l'Usine de Constructions Téléphoniques de Bretagne

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Rosnoën

Sabotier de Rosnoën

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Passage de Rosnoën

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Pompe à essence Glorex

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Calvaire de Rosnöen

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Carte-lettre de l'Oflag XVII-A

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