Grand Hôtel des Pois - Camaret sur Mer

Lors de son évolution, l'hôtel est agrandi et change d'aspect.

L'hôtel est vite trop petit. Au début du 20ème siècle, il est rare de construire une extension attenante, on préfère élever des annexes indépendantes qui évitent d'atteindre les structures. L'introduction du béton modifiera cette pratique. L'annexe hébergeait le personnel ainsi l'hôtel était plus spacieux.

Le Grand Hôtel des Pois en Camaret-sur-Mer est installé sur le flanc Est de la Pointe de Pen-Hir dont les îlots extrêmes sont surnommés "Les Tas de Pois". L'hôtel de voyageurs est élevé en 1921 à une période de désenclavement de la presqu'île de Crozon. Le tourisme est un espoir économique majeur.

L'hôtel est véritablement au bout du monde, on vient de Brest jusqu'au Fret ou de Douarnenez jusqu'à Morgat par des bateaux à vapeurs puis en voiture ou bus affrétés. Un périple inoubliable. La voie ferrée est en construction. Camaret est enfin raccordé aux chemins de fer bretons en 1925 ! Le premier pont de Térénez qui permet la circulation automobile provenant du Nord Finistère et du Faou et lui aussi en constuction. L'hôtelier voit venir à lui la modernité et ses bénéfices potentiels. En retour, il offre des services novateurs, le téléphone à deux chiffres (n°14 à Camaret), le bain d'eau chaude à toute heure... Des garages pour les voitures...

L'hôtel a un accès à la plage de Veryac'h dont les falaises sont un site géologique remarquable. Promeneurs et baigneurs vive au paradis maritime sans les dangers de la mer. Une salle principale face à la mer... Les sardiniers y laissent la flotille de pêche au mouillage.

L'hôtel est provisoirement occupé par la Kommandantur de l'armée de terre allemande (Heer) durant la Seconde Guerre Mondiale au grand désespoir de son propriétaire Armand Parrot. La zone est hautement militarisée à proximité et ceci depuis des décennies car la pointe de Pen Hir et les alentours sont une avancée dans la mer qu'il faut protéger d'un débarquement de l'ennemi Espagnol, Hollandais, Anglais ! D'ailleurs la plage de Sam Léoz essuie un débarquement britannique, magistralement refoulé. Puis la géopolitique changeant plus vite que la direction du vent, l'ennemi est germanique et vient par la terre. Après l'administration allemande, ce sont des troupes débauchées qui y séjournent. Champagne, alcool, beuveries successives, la troupe est ivre tous les soirs avant d'être relevées par d'autres contingents qui feront de même durant leurs séjours. Les provisions viennent des magasins de Camaret. Dans un premier temps les factures sont payées le jour même ce qui fait les affaires des commerçants. Puis avec le temps, les paiements deviennent difficiles. Certains Allemands menacent de mort les débitants qui ne coopèrent pas. Les planchers et les boiseries sont brûlés dans les cheminées. A la fin de la guerre, l'hôtel est un taudis.

Ensuite, peu à peu, le Grand Hôtel des Poix perd de sa notoriété, la concurrence est immense, l'élite industrielle s'implante moins que prévu dans la région. La mode des Grands Hôtels s'éteint. Les touristes de la grande bourgeoisie se font plus rares. Les congés payés amènent une classe sociale plus modeste qui ne séjourne pas dans ces cadres trop coûteux. Voici la ruée du camping sauvage dans un premier temps puis toujours plus organisé par la suite.

Le Grand Hôtel des Pois est devenu un centre de vacances aujourd'hui.

Manoir de Saint Pol Roux

Abri du marin

Auberge de jeunesse

Béziers conserverie

Cabanes noires de coaltar

Ecole du Lannic

Ecole du Kerloc'h

Grand hôtel des pois

Grand Magasin

Hôtel de France veuve le Goff

Hôtel de la Marine veuve Dorso

Hôtel Moderne

Maison d'armateur

Maison des mareyeurs

Rues de Reims, Dixmude, de la Marne

Place St Thomas

Réparation mécanique

Salle de Venise

Station service Purfina

Villa André Antoine

Villa atelier Marcel Sauvaige

Villa Dirag ar Mor Gustave Toudouze

Villas maisons hôtels

Moulin à vent

Pont du Kerloc'h



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