Quai Kléber en Camaret-sur-Mer

Ancien perré qui va être recouvert par le nouveau.

Une ligne de palplanches délimite le quai du domaine maritime.

Dans sa topographie d'origine, le rivage en lieu et place du quai Kléber, était un loch (nom d'origine celtique signifiant étang du littoral vaseux et peu profond), une zone humide marécageuse constitué d'un étang de 5 hectares nommé Pen-ar-Pont dont les excès d'eau gagnait la mer par un large estuaire vaseux. En passant par la côte, les Camarétois devaient attendre la marée basse et sautiller sur les cailloux élevés pour garder les sabots au sec. Cette configuration était connue en plusieurs points en presqu'île de Crozon : Morgat, Kervian en Roscanvel... Chacun son loch. Tant qu'il n'y avait qu'une faible activité économique et une vie en autosuffisance, les habitants s'en accommodaient.

Sur cet estuaire fut construit un moulin à eau et à vent, cela assurait au meunier une énergie motrice quasi constante pour moudre les céréales. A cette occasion, l'estuaire avait été restreint à un canal à clapet en pierres, afin de donner de la puissance au passage des eaux. Les pêcheurs quant à eux échouaient leurs barques sardinières au plus haut pour fournir les magasins de transformation de la commune. L'étang était asséché pour créer des zones de cultures maraîchères mais aussi des lotissements car la population augmentait grâce à la pêche, seul le ruisseau était préservé.

L'activité portuaire en forte croissance imposa la création de quais mais par manque de moyens financiers, la municipalité fit au plus simple en créant le quai Gustave Toudouze sans se préoccuper du loch. Ce dernier vit apparaître progressivement un chemin digue. Le rivage fut empierré abondamment tout en laissant passer les eaux d'écoulement . A force de patience, ce qui n'était qu'un chemin surélevé devint une route digue qui enfin n'était plus submergée à marée haute (1868). Les charrettes et autres attelages pouvaient circuler tant bien que mal mais derrière cette digue, côté terrestre, une zone marécageuse récupérant des eaux souillées des sardineries causa un problème sanitaire d'autant que les usines de conserveries de sardines arrivèrent, et les eaux de lavages devaient être évacuées à la mer au plus vite. Le port lui-même nécessitait un approfondissement de ses eaux car les barques sardinières s'allongeaient. Les pierres du fond du port remblayèrent l'arrière digue transformée en place. Les eaux usées étaient guidées par canalisations métalliques souterraines. Ce ne sera qu'en 1931 que commenceront,par tranches, la réalisation d'un quai qui épousera la courbe du port pour lier le quartier des Quatre Vents au quai Gustave Toudouze. Fin des travaux 1943, en pleine seconde guerre mondiale.

Depuis 1996, les signes apparents de faiblesse du perré du quai (habillement des pans du quai par des pierres) n'ont fait que croître. Ajouté à cela les débordements de la mer, lors des forts coefficients de la marée et des tempêtes conjuguées, nécessitaient une reconfiguration du quai nommé Kléber sans doute appelé ainsi en mémoire du croiseur cuirassé coulé par une mine allemande alors qu'il rentrait sur Brest. Parmi les 42 victimes, un marin Alain Mercier (1888-1917), quartier maître chauffeur, habitant à Camaret-sur-Mer y avait perdu la vie.

Corps de garde du Gouin

Arche de Camaret

Chanoine Bossennec

Cimetière de bateau

Feux d'entrée du port

Fresque murale Sevellec Henriot

Grue à mâter d'armement

Phare du Toulinguet

Port de plaisance

Quai Gustave Toudouze

Quai Kléber

Quai Téphany

Quartier du Stivel

Sauvetage en mer

Slipway

Tour Vauban

Villas maisons hôtels

Chez Mémé Germaine

Menhirs dolmens

Tombes du Commonwealth

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