Canon 95 mm Mle 1888 Lahitolle version défense côtière



Canon court G de 95 mm modèle 1888 français sur affût crinoline.







La défense côtière de la Presqu'île de Crozon se voit affubler de canons courts G de 95 mm modèle 1888 français sur affût crinoline par Ordonnance de 1894. Toutes les côtes françaises disposent de ce canon qui fut produit à grande échelle.

En 1940, ce canon français est une "antiquité". Sa conception date de 1871 de la part du Lieutenant-Colonel Lahitolle. Il est décliné d'abord en canon de campagne (sur roues). Il est mis en réserve quelques temps avant la première guerre mondiale puis reprend du service en 1914.

Un canon à fort recul, d'une cadence de tir d'1 coup par minute pour une portée de 6 à 9 km, même si pour la première fois de l'acier entre dans sa construction, ce canon est vite dépassé.

Le colonel Deport, en 1892, crée une version sur pied fixe à 16 points d'attache au sol. La rotation sur 360° était alors aisée. L'adjonction d'un frein à graisse favorisera la cadence de tir, cependant encore insuffisante. Les améliorations techniques se poursuivront jusqu'en 1904 et porteront sur la culasse et la sécurité de celle-ci.

En 1940, l'armée française songe à se débarrasser de ses vieilleries quand l'armée allemande en prend possession. Parfois en batterie, parfois isolément, ce canon français tirera sur les alliés et les forces françaises alors qu'il fut conçu pour nuire aux forces allemandes. Un canon de 1888 pour défendre la France de 1940... Les budgets manquaient déjà ! Les batteries côtières s'appelaient alors des batteries de semonce, autant dire "inoffensives" ou presque.

Les vestiges de sa présence en Presqu'île se détectent encore grâce à des plates-formes bétonnées souvent circulaires et 16 tiges filetées disposées en cercle marquant les points de fixation des pieds crinolines.

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