Cimetière allemand provisoire de la seconde guerre mondiale

La photo est réalisée par un soldat Allemand affecté à Lanvéoc Poulmic.

Dès les premiers mois de la seconde guerre mondiale sur le territoire de la presqu'île de Crozon occupée, les premiers morts Allemands sont enterrés dans des cimetières provisoires. Il n'est pas possible pour les autorités allemandes de rapatrier les corps au pays sans doute autant pour des raisons pratiques que psychologiques puisque officiellement la guerre est gagnée sans de réels combats de l'armée française. Les morts sont peu nombreux mais leur nombre ne fera qu'augmenter avec les années et culminera lors de la présence de l'artillerie américaine en Plougastel et dans les airs au travers de bombardements intensifs des dernières semaines de guerre soit en août et septembre 1944.

Durant la guerre, les soldats meurent par les éclats des bombes de la RAF et de l'US air force ensuite. Ils décèdent sous les effets des éclats d'obus de leur propre artillerie sous des faits d'ivresse ou d'incidents de tir. Quelques-uns meurent par accident souvent automobile ou d'aviation, par maladie aussi. Quelques cas de suicides sont à décompter. Des soldats apprennent par courrier que leurs propres familles ont disparu sous des bombardements en Allemagne. La peur d'être muté sur le front russe crée une pression psychologique intenable d'autant que les visages des soldats allemands en repos en presqu'île ne sont guère réjouissants. Il leur est interdit de converser et de révéler la situation en Russie.

Les soldats sont donc enterrés par groupe dans un pré comme à Roscanvel à l'écart dans un cimetière comme à Lanvéoc. Les cérémonies funèbres sont particulièrement soignées. Parfois les autorités administratives françaises y sont conviées en dehors des citoyens afin d'éviter les sourires de satisfaction qui auraient pu émailler les enterrements.

Le service des sépultures américain lors du siège de Brest réuni les dépouilles des soldats Allemands dans un cimetière provisoire qui deviendra en 1953, suite à un traité franco-allemand, définitif. Le cimetière militaire allemand de Ploudaniel-Lesneven abrite les sépultures de 5 831 soldats de 15 à 64 ans. Les morts de la presqu'île s'y trouvent.

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