Ilot du Diable en Roscanvel Crozon

L'Ilot du Diable, l'usine électrogène à gauche dans un fossé, en pointe la casemate à projecteur de 150cm. A droite le mur d'enceinte du Fort de la Fraternité. A l'horizon Camaret-sur-Mer. Par le passé, sur la Pointe du Grand Gouin, un projecteur antiaérien de la Flak et une batterie hors norme au cœur des combats lors de la seconde guerre mondiale.

La casemate du projecteur avec un mur de camouflage partiellement effondré. L'édifice est français (1912). Une casemate élaborée sur un plan modèle de base qui se retrouve ailleurs sur la côte comme à Plougastel par exemple.

La casemate française du projecteur vue de Camaret-sur-Mer. Derrière, le Fort de la Fraternité.





Le projecteur était monté sur rails pour être déplacé facilement. La platine tournante (disparue) permettait de déplacer le projecteur en angle droit. Le jour, le projecteur était dans une "remise" à l'abri des tirs et des intempéries, voire des grandes marées. La nuit, le projecteur revenait dans la salle, le rideau métallique était ouvert et la lumière "courait" sur l'eau. Subsiste les guides du volet au plafond. La portée était de 5km dans de bonnes conditions climatiques.

Goulotte intermédiaire du volet de fermeture.



La pièce de jour du projecteur avec sa voie métrique de déplacement du projecteur.

Une des deux fenêtres.







La casemate est souvent identifiée comme d'origine allemande et de la seconde guerre mondiale et pourtant il n'en est rien. C'est un ouvrage français de l'armée avec un détail bien français, la gouttière au-dessus des portes et des fenêtres pour éviter que le ruissellement des murs ne pénètrent les huisseries.





Guide du volet de l'embrasure.

Béton armé du plafond avec des galets marins.

Les portes de la pièce de jour et de l'entrée étaient métalliques à deux vantaux montées sur 3 gonds par vantail.

Les murs côté mer sont bien plus épais (environ 90 cm), à l'arrière côté fenêtres et porte, ils font 52 cm de maçonnerie traditionnelle pierre et briques pour les encadrements. Le style d'architecture militaire français du début du 20ème siècle.

Le pont digue qui mène à l'Ilot du Diable avec l'escalier qui distribue un chemin protégé vers l'usine électrique visible. Aujourd'hui la digue est ruinée.

L'usine électrique.

L'usine est composée de deux pièces reliées par un couloir court.

L'usine est entourée d'un mur protecteur.

Les fenêtres de l'usine donnent sur le Fort de la Fraternité.



WC à la turque qui donne dans la mer.

Depuis les premières heures des fortifications de la côte de la Presqu'île de Crozon au 17ème siècle, l'Ilot de Diable est une batterie côtière sommaire de 4 canons.

Les aménagements "modernes" du 19ème transforment la batterie en lieu de surveillance nocturne de l'entrée de l'anse de Camaret. Un projecteur, au niveau de la mer, éclaire l'anse. Le projecteur était un feu de tir de 90 cm installé en 1884 sans casemate. Le projecteur est transféré l'année suivante au Fort des Capucins. En retrait, un bâtiment en béton qui était l'usine de production électrique permettant l'alimentation du projecteur de manière autonome. Ce projecteur était commandé électriquement à partir d'une plate-forme au sommet de l'îlot.

L'accès à l'Ilot du Diable se faisait par une passerelle digue pouvant conduire rapidement au Fort de la Fraternité.

En 1942, l'armée d'occupation allemande réaménage partiellement le site. Selon certaines sources, le projecteur allemand aurait été un 150cm, commandé à partir d'un poste d'observation sur la hauteur de l'îlot.

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