Hommage au commandant L'Herminier sur le sous-marin Casabianca à Landévennec



L'Herminier avec l'Etat-Major du sous-marin Casabianca.





Rue en Crozon.

A Landévennec, Panthéon des navires désarmés, le lieutenant Leclerc et Mr.Creignon déposent une gerbe sur le « Casabianca ». Une des plus nobles figures de la dernière guerre vient de disparaître : Jean L'Herminier, l'héroïque commandant du sous-marin « Casabianca », est mort à son domicile parisien. Amputé des deux jambes, depuis dix ans, il supportait stoïquement d'atroces souffrances. Il a raconté en de beaux livres les grandes choses qu'il avait faites. Mais soucieux de servir jusqu'à son dernier souffle la grande famille des marins, il versait ses droits d'auteur – et ils étaient considérables – aux victimes de la guerre en mer. Cédant aux instances de ses amis, il avait fini par s'acheter une petite maison près de Toulon. Il n'aura jamais pu y aller. A l'heure où on célébrait ses obsèques aux Invalides, sa mémoire était évoquée...

Après consultations de ses hommes, le commandant L'Herminier (1902-1953) rejoint Alger (1942) ayant renoncé à saborder le Casabianca comme l'amirauté l'ordonne. Plus tard, le sous-marin assure des liaisons préparatoires au débarquement en Corse. Un débarquement à partir du sous-marin pour part qui s'effectue le 13 septembre 1943 avec 109 soldats Français qui libèrent Ajaccio. L'officier souffrant d'une trombose fut opéré tardivement parce que celui-ci ne voulut pas interrompre ne serait-ce que d'une heure ce débarquement de l'espoir.

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