Batterie antiaérienne de Botsand en Lanvéoc 1940-1944

Dès le début de la seconde guerre mondiale, l'aviation anglaise bombarde régulièrement Brest et dans une moindre mesure Lanvéoc et sa base aéronavale. L'Etat major allemand se voit contraint d'augmenter le nombre de batteries antiaériennes pour se défendre. Trois lieux de renfort sont choisis : Grand Launay, Maison Blanche, Botsand (Botsant). Ce sont des batteries de campagne (sur terrain sans aménagement en dur) équipées de canons qui sont susceptibles d'être déplacés rapidement selon les nécessités.

Sur le site de Botsand s'installe une batterie déplacée provenant de Roscanvel : la 5./Marine-Flak-Abteilung 804 commandée par l'Oberleutnant (M.A.) d.R. Ludwig Horn. Batterie équipée de 9 canons de 2 cm Flak 30 rapidement remplacés pour plus de capacité de destruction par 9 canons de 4 cm Flak 28 Bofors. Eux-mêmes vont devenir insuffisants face aux blindages croissants des avions anglais.

Après le bombardement du 23 septembre 1943, la préfecture de Quimper ordonne l'évacuation des civils proches des batteries et de la base. Le hameau de Botsand se vide. Quelques vaches restent sur place.

La batterie de Kertanguy n'est pas performante. Peu réactive, peu efficace fréquemment bombardée sans réplique suffisante, le commandement allemand décide de refondre la batterie de Botsand début 1944 alors qu'un débarquement allié devient probable. L'équipage de la batterie de Trébéron équipée de canons 8,8 cm est redisposé sur Botsand mais avec à disposition, en remplacement, 4 canons de 10,5 S.K.C/32 in M.L.P.C. Les choses se font à la va-vite. Seules des dalles en béton sont coulées pour poser les canons et en assurer la stabilité. La batterie est composée de 120 marins ( 1./Ma.Fl.A.803 ) commandé par l'Oberleutnant (M.A.) d.R. Heinrich Grimm et opère des tirs de plus en plus fréquents à l'égard des avions américains ou anglais. Le niveau de réaction dès l'instant que les sirènes d'alerte sonnent sur Lanvéoc est très efficace. Les rares agriculteurs qui viennent surveiller les vaches une ou deux fois par jour jettent un œil sur la batterie. Parfois un soldat, demande du lait. Difficile de dire non car la tension est palpable. Un parfum de fin de guerre se diffuse – chacun à peur, soldats Allemand comme les civils.

25 août 1944, la Task force B (unités américaines composites) déloge les soldats Allemands de la presqu'île de Plougastel. Ils ont une vue imprenable sur la presqu'île de Crozon encore occupée.

Quelques jours plus tard, le général Rauch, commandant une troupe allemande de 12000 hommes en presqu'île fait une tournée d'inspection dans toutes les batteries et passe donc à Botsand avec pour seule consigne, tenir jusqu'à la mort. Chaque groupe d'artilleurs réagit en fonction de son commandant. L'oberleutnant Grimm va vouloir aller jusqu'au bout.

1er septembre 1944. L'artillerie américaine du 8ème corps d'armée opère ses premiers essais pour ajuster les tirs. Des obus tombent au milieu de nulle part pouvant atteindre des civils.

8 septembre 1944, des chasseurs bombardiers Thunderbolt propagent la terreur. Cette fois les derniers habitants, ceux qui ne voulaient pas quitter leur ferme, les plus âgés souvent, les impotents, les malades, fuient. Botsand est complètement vide, les autres hameaux aussi. Les soldats Allemands facilitent les départs la gorge serrée car eux doivent rester.

14 septembre, des obus américains de réglage tombent sur Kernaval là où des habitants de Botsand s'étaient réfugiés, certains y meurent.

Des résistants étaient venus il y a peu de temps demander où se situait la nouvelle batterie de Botsand aux paysans. Ceux-ci avaient expliqué ce qu'ils avaient entrevu, les canons, les barraquements en bois... Une batterie dépouillée sans bunker. L'état major américain sait donc tout de la batterie et connaît sa « réputation ». Il pleut des obus désormais sur la batterie codée Wn. Cr317 – nom de code Enterbeil (ex-Richard). Les Allemands meurent les uns après les autres jusqu'à la nuit du 16 au 17 septembre durant laquelle l'évacuation est ordonnée. Il reste un seul canon de 10,5cm en état et les pertes humaines sont très élevées.

Le 18 septembre Rauch se rend au Cap de la Chèvre avec une légère blessure à la mâchoire inférieure, rien qui ne soit mortel. Le 19, la presqu'île est libérée.

La batterie antiaérienne de Botsand laisse quelques vestiges à l'Ouest du hameau à cheval sur la route qui mène au carrefour de la Maison Blanche.

48° 16' 8.42" N
4° 25' 45.93" O

Les unités d'artillerie de marine de Botsand appartiennent au 24ème régiment d'artillerie de marine renommé ensuite IIIème brigade d'artillerie de marine.
Marine-Flak-Abteilung 803 (Brest) – le 1er groupe est en presqu'île
Marine-Flak-Abteilung 804 (Brest) – les groupes 1 à 7 sont en presqu'île
Marine-Flak-Abteilung 805 (Brest)
Marine-Flak-Abteilung 811 (Brest)

En 1940, ces détachements sont motorisés puis perdent leurs véhicules pour devenir des batteries fixes.



Mur de l'Atlantique

Saint Efflez

Capitulation

Abris de Kersiguenou

Appontement pte des Espagnols

Batterie antiaérienne de Cornouaille

Batterie antiaérienne pte des Espagnols

Batterie antiaérienne de Botsand

Batterie antiaérienne de Kertanguy

Pourjoint

Cap de la Chèvre

Gouin

Petit Gouin

Aber

Bunker 669

Bunker 638

Bunker 621

Bunker 501 et 502

Portes et créneaux de bunker

Blockhauss Crozon

Goulien

Infirmerie Crozon

Kergalet

La Palue

Penaros

Kerloch

Morgat

Pointe du Menhir

Porte de Crozon

Rulianec

Telgruc

Les caissons du Fret

Canon 164.7mm

Canon de 95mm

Vestige de canon

Cantine allemande

Cartouche 12.7mm

Duc d'albe de Lanvéoc

Encuvement 2cm flak

Encuvement fl243a

Pointe Robert

Baril

Mkb Kerbonn

Moulins de Kerret

Munitions historiques

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Poutrelles

Stutzpunkt de Roscanvel

Tetraedre

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