Munitions historiques de Kersiguenou

Les obstacles anti-débarquement les plus fréquents en presqu'île :  les tétraèdres.

Obus et balles en cuivre.

La plage de Kersiguenou en presqu'île de Crozon est l'exemple des plages souillées par la seconde guerre mondiale bien que des séances de déminage aient eu lieu après guerre, il subsiste des indices de l'occupation allemande. Des tétraèdres en béton oubliés, des munitions historiques abandonnées dans une grotte. Vraisemblablement réunies pour tenter de les faire exploser dans une inconséquence absolue puis abandonnées dans des sources ferrugineuses, ces munitions antichars et de mitrailleuses sont serties dans un conglomérat de graviers et d'oxyde de fer. Il y avait en haut de la falaise un poste de défense allemand ainsi qu'un peu plus loin un tobruk à tourelle de char pouvant éventuellement utiliser ce type de munitions.

Les munitions rouillées restent dangereuses et provoquent des mutilations dans le meilleur des cas. Prévenez la gendarmerie.

Obus de la seconde guerre mondiale sur les plages

Un obus de la Seconde Guerre Mondiale. L:32cm Ø:150mm ou 155mm.

La rade de Brest*, la Presqu'île de Crozon ont gardé les stigmates de la seconde guerre mondiale. Parmi les mauvais souvenirs qui refont surface régulièrement ce sont les obus non explosés. Un promeneur peut se retrouver nez à nez avec des objets suspects qu'il ne faut surtout pas manipuler. Ils peuvent être parfaitement inoffensifs (inerte) ou particulièrement dangereux. L'idéal est de faire des photos des lieux des trouvailles avec son smartphone par exemple puis, dans les meilleurs délais prévenir la gendarmerie. Une équipe de démineurs viendra analyser la situation et dans le doute pétardera (dynamiter) l'obus.

Plongeurs démineurs de la Marine Nationale

La fâcheuse tendance des obus oubliés par les guerres est de se nicher entre les rochers dans des lieux fréquentés par les touristes et les promeneurs locaux. Le signalement à la gendarmerie est un service que vous rendez à la communauté.

Recherche visuelle et découverte d'un obus non tiré par des plongeurs démineurs de la Marine Nationale. Les parages sont aussi visités. En cas de doute, le repérage se fait aussi au détecteur de métaux.

Dégager les alentours de la munition pour apprécier la situation et évaluer la dangerosité immédiate.

Les marins démineurs sont venus par la mer et repartent par la mer.

Au large, le navire école "Panthère".

Les plongeurs démineurs de la Marine Nationale en Rade de Brest et alentours font un travail minutieux qui peut parfois s'apparenter à du bricolage astucieux pour déjouer les pièges des munitions retrouvées.

Brest, port avant tout militaire durant des siècles, a été sous surveillance intense de la part des batteries côtières françaises et malheureusement allemandes lors de la seconde guerre mondiale. Les fonds marins recèlent des obus de tous calibres, des mines, des torpilles... Sous les eaux, à des profondeurs variables (recherche jusqu'à -80 m) mais aussi en bordure de mer, parmi les rochers, dans des lieux de promenade.

Ce jour là, au programme un obus non tiré est retrouvé dans les rochers au pied de la batterie de Kerbonn en Camaret-sur-Mer en presqu'île de Crozon. C'est un obus de 164,7 mm au service de canons français.

La batterie de Kerbonn sous 4 casemates SK allemandes était équipée de 4 canons de la marine française de 164,7 mm Mdl. 1893-1896 et d'un important stock de munitions dédiées.

L'obus pourrait avoir été jeté du haut de la falaise sans avoir explosé.

Les plongeurs qui travaillent en binôme ont estimés que l'obus n'était plus hautement dangereux. Dangereux, il eut été pétardé sur place (dynamité). La poudre noire contenue dans l'obus dans des conditions d'immersion prolongée n'est plus active (depuis 1944). L'obus s'est soudé par la rouille à son support, un caillou ? Un autre obus ?... Les plongeurs démineurs vont devoir s'affairer avec prudence pour emporter l'indésirable.

Rien qui ne soit spectaculaire et pour autant un danger sournois bien réel. Un métier difficile fait de petits exploits personnels quotidiens. Des militaires qui font encore la guerre aux dangers en temps de paix.

Munitions historiques - pétardage

La préparation d'un pétardage s'accompagne de déterminations des zones à risque des munitions dans leurs localisations puis dans leurs déplacements. Une zone de 700 m excluant toute présence humaine. Une zone de 700 à 2000 m dans laquelle seule la navigation de surface est tolérée.

Brest a subi 165 bombardements (960 morts et 740 blessés graves) en 4 années de la seconde guerre mondiale. Durant la phase de la libération, entre le 7 août et le 18 septembre 1944, 30 000 bombes et 100 000 obus ont atteint la ville et les alentours, soit la presqu'île de Crozon pour part.

En 2014, le GPD Atlantique a traité plus de 430 munitions historiques en rade de Brest. Les années passent et la collecte se poursuit...

Obus, bombes, mines et torpilles jonchent les fonds marins de la Rade de Brest et des alentours, un vrai dépotoir. Tous les projectiles, qu'ils proviennent de l'aviation, de la marine, ou de l'armée de terre, que ce soit de l'armée française ou allemande, que ce soit du 19ème siècle ou du 20ème, n'explosent pas lors des impacts. Les mécanismes de mise à feu (parfois double) s'enrayent et transforment l'engin en objet inerte avec le temps. La rouille et des concrétions naturelles recouvrent les projectiles. Le risque d'explosion subsiste, surtout les munitions historiques de la seconde guerre mondiale. La destruction par les démineurs de la Marine est le meilleur remède de sécurité.

Projectiles défaillants, ou jetés négligemment, voire oubliés...

L'armée française, de ses positions côtières, faisaient des essais de tir de la presqu’île vers des îlots déserts proches. Tous les obus n'explosaient pas et se retrouvaient en milieu naturel ballottés par la mer. Les tempêtes modifiant les fonds marins, ensablent et désensablent des munitions.

Il y a aussi la venue allemande en presqu'île de Crozon durant laquelle l'armée française a jeté du haut des falaises des stocks de munitions de ses batteries côtières opérationnelles. Lors de la déroute de 1944, les Allemands en feront autant.

La défense des plages par des mines et obus fixés sur des tétraèdres pour cause de mur de l'atlantique...

Enfin les pluies de torpilles, mines et bombes tombées du ciel par l'entremise de la RAF et de l'US Air Force, tout n'explosa pas.

Après guerre, bien qu'il y eut des missions de déminage par des soldats Allemands prisonniers (entre autres), des recoins de la presqu'île ayant été oubliés, des munitions sont laissées sur place tel qu'à Fort Robert dont le stock a été détruit en 2007.

Quelques exemples de munitions historiques :
• 22 janvier 2002 : pétardage d'une vingtaine d'obus de gros calibres issus du fort des Capucins.
• 12 janvier 2014 : pétardage de 7 mines bondissantes allemandes à Pen Hat.
• 31 mars 2015 : Des plongeurs militaires du chasseur de mines Eridan en exercice trouvent près de l’Anse de l’Auberlac’h une mine de fond anglaise de type MK 9 courant février. 30 mars, la mine est déplacée par des ballons à air au milieu de la rade. Les démineurs du Styx, le 31, ont posé une petite charge sur la mine déposée sur un banc de sable à 20 mètres de profondeur. Déclenchement à partir d'une embarquation pneumatique à 200 m de distance grâce à un cordon de mise à feu. L'approche s'est faite avec une CRABE (Complete Range Apparatus Breathing Equipment). Un équipement que chacun des deux démineurs portaient pour limiter les effets acoustique et magnétique déclencheurs.
• 21 septembre 2015 : pétardage d'une mine de 600kg provenant de l'anse de Camaret au petit Gouin.
• Février-mars 2017 :des obus ont été découverts dans le Goulet de Brest à proximité du rocher du Mengant et de la côte de Roscanvel à 30 mètres de profondeur. Le déplacement s'est fait dans des sacs de chantier soulevés par des réserves d'air (vaches à air) puis déplacés jusque dans une zone de contre-minage de la rade de Brest. Les projectiles furent redisposés en deux tas au fond de la mer et explosés par une charge explosive chacun. Opération menée par les marins du chasseur de mines « L'Aigle  ». Cette zone du Goulet, depuis toujours, a été ultra-militarisée par des batteries côtières, des dispositifs sous-marins plus ou moins sophistiqués. Cette fois ce fut 33 obus essentiellement de 150mm, 1de 180mm, 2 de 320mm. Certains obus anciens (français) ne contenaient pas de charges explosives tout simplement parce que le procédé n'existait pas à l'époque de leur fabrication (fin 19ème siècle) par contre les plus récents (allemands) en disposaient.
• 7 juillet 2017 : le chasseur de mines tripartite "Sagittaire" procéde à la destruction d’une mine Mark 9 (MK 9 - MK IX). La mine de la seconde guerre mondiale gisait par 32 mètres de fond au milieu de la baie de Douarnenez.
• 16 juillet 2018 : découverte par un club de plongée d'une mine de fond anglaise de type MK à 6m de profondeur au large de la plage du Corréjou en Camaret-sur-Mer. Les plongeurs du CMT Céphée, chasseur de mines, basé à Brest en ont fait les repérages.
• 29 mars 2019 : pétardage d'une bombe américaine de 500kg trouvée sur une grève en bas de la Croix de Lorraine commémorative de Pen-Hir début janvier 2019. 600 m de périmètre de sécurité requis. « Tous ceux qui se situent à l’intérieur de ce périmètre devront l’avoir évacué avant 8 h le 29 mars . Les animaux domestiques sont également concernés. Un accueil sera organisé par la mairie, salle Saint Ives, rue du Loc’h pour la journée. Les autorités demandent aux personnes concernées par l’évacuation de se signaler auprès de la mairie de Camaret-sur-Mer si elles souhaitent bénéficier d’un moyen de transport pour se rendre dans le lieu d’accueil, de se munir de tout ce qui est indispensable pour la journée (médicaments, papiers, etc.), de couper le gaz et l’eau, de fermer les volets, si possible, de leurs domiciles et bâtiments.» Par un procédé de découpe hydro-abrasive de l’ogive, cette partie qui correspondait à 20% de la capacité de destruction a été pétardée dans un grand vacarme sur place. Le reste de la bombe américaine a été transporté au large par hélicoptère et miné par des plongeurs.

Selon des estimations, 25% seulement, des munitions et mines historiques ont été contreminées...



Mur de l'Atlantique

Saint Efflez

Capitulation

Abris de Kersiguenou

Appontement pte des Espagnols

Batterie antiaérienne de Cornouaille

Batterie antiaérienne pte des Espagnols

Pourjoint

Cap de la Chèvre

Gouin

Petit Gouin

Aber

Bunker 669

Blockhauss Crozon

Goulien

Infirmerie Crozon

Kergalet

La Palue

Penaros

Kerloch

Morgat

Pointe du Menhir

Porte de Crozon

Rulianec

Telgruc

Les caissons du Fret

Canon 164.7mm

Canon de 95mm

Vestige de canon

Cantine allemande

Cartouche 12.7mm

Duc d'albe de Lanvéoc

Encuvement 2cm flak

Encuvement fl243a

Pointe Robert

Baril

Mkb Kerbonn

Moulins de Kerret

Munitions historiques

Piquets

Poutrelles

Stutzpunkt de Roscanvel

Tetraedre



A la une :

Les câbles sous-marins sur les grèves de la presqu-île de Crozon.
Le jumelage Sligo-Crozon.
Les pierres de guerre.
Batterie de Rouvalour, une influence incontestable.
La maison Reine Meunier.
L'histoire des moulins de la presqu'île de Crozon.
L'histoire des écoles d'Argol.
La balise de Basse Vieille dans l'herbe.
La maison traditionnelle : le penty.
Les architectes qui ont compté.
La visite de Rommel.
L'ancienne poste de Morgat.
Boîte jaune de la Poste histoire et renaissance
L'histoire du pont du Kerloc'h.
La maison bateau de Crozon : une caloge.
La trace d'un petit commerce d'alimentation.
L'école de Saint Hernot - Maison des Minéraux.
L'abri du champ de tir de l'Anse de Dinan de l'armée : le mystère est complet.
L'histoire de la gestion de la forêt domaniale de Landévennec, ce n'était vraiment pas écolo !
L'effondrement de la falaise, un destin écrit d'avance.
Le statut des femmes lu sur les pierres tombales.
Les batteries haute et basse du Kador en Morgat.
Pêche.



Conversion données GPS

Une information, une demande :

© 2019