Stützpunkt de la pointe des Espagnols en Roscanvel

Une des "entrées du village" ! Un univers de béton végétalisé : bienvenue au stützpunkt de Roscanvel. A gauche, un bunker 621 et à droite son parapet. En suivant la tranchée, un bunker 634 attend d'être débroussaillé et ainsi de suite... Un labyrinthe sans fin.

Les soldats vivent entassés dans des locaux exigus. La pièce de vie est composée de lits superposés, une table commune, une chaise chacun... L'ensemble est sous le niveau du sol. La tranchée de circulation est devant la façade des entrées. Chaque modèle de bunker a une disposition différente, des espaces différents mais le principe est le même, protéger des groupes de soldats des explosions et des tirs et surtout des bombardements aériens dont les éclats font des ravages en Presqu'île. Les soldats Allemands vivent dans la crainte.

Un passage secret enfoui ? Un tobrouk, un bunker individuel au bord d'une très longue tranchée...

La zone de forte concentration d'ouvrages bétonnés est appelé stützpunkt par les militaires Allemands. Stützpunkt littéralement traduit de l'allemand en français en terme militaire signifie base. Les stützpunkte (pluriel de stützpunkt) sont des systèmes de défense fréquemment utilisés par l'armée d'occupation allemande sur des territoires sensibles à titre de renfort.

La pointe des Espagnols est le point de défense Sud du Goulet de Brest. L'armée allemande renforce, modernise les batteries françaises obsolètes. Les batteries côtières sont certainement dissuasives envers toute intrusion maritime mais ont le défaut de pouvoir être prises à revers par les terres. Il suffirait que des infiltrations militaires terrestres viennent par le Sud en cheminant par la pointe de Roscanvel pour que la défense côtière tombe rapidement. L'Etat Major allemand décide donc de barrer la pointe par un stützpunkt, un point d'appui lourd, qui consiste à disposer d'un chapelet de blockhaus semi-enterrés reliés par des tranchées. Un "village" allemand en plein pays breton.

Un "village" enterré habité par des soldats terrés qui ne sortent que rarement le casque de leur "trou" ! Majoritairement, ces bunkers sont à la fois un lieu d'habitation, un stock de munitions et parfois une solution de tir grâce à des tourelles. Seules les tourelles dépassent du niveau du sol.

Tout ceci au détriment des habitants locaux qui se sont vus expropriés sur ordre de la Kommandantur et certes dédommagés ultérieurement. Plusieurs motifs à cela. Eviter que les civils Français ne renseignent volontairement ou invonlontairement la résistance française toujours à l'affût d'une information. Eviter que la cartographie, vue du ciel, des habitations ne facilite le travail des bombardiers anglais et américains en tant qu'amers (repères). Eviter qu'une ferme ne soit un poste de retranchement pour un ennemi introduit dans les lignes. Le stutzpunk a pour mission de protéger une batterie antiaérienne qui elle-même protège Brest. Une batterie des plus exposées qui sera bombardée, partiellement détruite et dont les canons de 10.5cm si usagés qu'ils seront défectueux à la fin du conflit avant d'être sabordés. Il faut aussi protéger Pourjoint (basse) et la défense du Goulet, Pourjoint (haute), protéger l'acheminement par l'appontement... Pour ce travail de protection terrestre, l'armement lourd du stutzpunk est constitué de canons pak anti-chars qui nécessitent un horizon parfaitement dégagé pour voir venir de loin. A l'époque il n'y avait que des landes et des prés... La vision périphérique était aisée et chaque bunker enterré avait un guetteur dont seul la tête sortait à l'air libre.

La batterie anti-aérienne Eisenträger ou Toni est conduite par la Marine Flak, artillerie de marine. Le stuztpunkt est sous commandement de l'armée de Terre, la Heer, par des unités qui ont varié au fil de la guerre et de l'envoi de troupes sur le front Russe.

Ce "village" existe encore aujourd'hui, enseveli par la végétation. Les chasseurs de béton s'en donnent à cœur joie pour défricher les tranchées, déterrer les vestiges et redonner une âme à un patrimoine archéologique militaire remarquable. La variété des blockhaus offre un catalogue de réalisations large qui s'insère dans le Mur de l'Atlantique sur quelques hectares. Un condensé pédagogique du travail de l'organisation Todt, initiatrice de ces bétonnages multiples réalisés par l'armée allemande, des prisonniers, des ouvriers locaux réquisitionnés, ou volontaires venus de loin pour éviter le STO (Service de Travail Obligatoire en Allemagne). Ces derniers bénéficiaient d'une prime de bombardement tant la zone était risquée.

Au menu des découvertes les blockhaus : 515, 601, 621, 625, 633, 634, 668... souvent en plusieurs exemplaires.



Mur de l'Atlantique

Saint Efflez

Capitulation

Abris de Kersiguenou

Appontement pte des Espagnols

Batterie antiaérienne de Cornouaille

Batterie antiaérienne pte des Espagnols

Batterie antiaérienne de Botsand

Batterie antiaérienne de Kertanguy

Pourjoint

Cap de la Chèvre

Gouin

Petit Gouin

Aber

Bunker 669

Bunker 638

Bunker 621

Bunker 501 et 502

Portes et créneaux de bunker

Blockhauss Crozon

Goulien

Infirmerie Crozon

Kergalet

La Palue

Penaros

Kerloch

Morgat

Pointe du Menhir

Porte de Crozon

Rulianec

Telgruc

Les caissons du Fret

Canon 164.7mm

Canon de 95mm

Vestige de canon

Cantine allemande

Cartouche 12.7mm

Duc d'albe de Lanvéoc

Encuvement 2cm flak

Encuvement fl243a

Pointe Robert

Baril

Mkb Kerbonn

Moulins de Kerret

Munitions historiques

Piquets

Poutrelles

Stutzpunkt de Roscanvel

Tetraedre

Les citernes

Le Fret quartier sanitaire allemand

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