Les tombes du Commonwealth du cimetière de Roscanvel

27 mars 1942 - Avion Whitley Mk.VII de la 612ème escadrille de la RAF

L'avion Whitley Mk.VII – s/n Z6964WL de la 612ème escadrille de la RAF du Comté d'Aberdeen décolle de Thorney Island dans le Sussex en Angleterre dans la nuit du 26 au 27 mars 1942. Cet avion spécialisé dans les vols de nuit doit surveiller l'entrée du port de Brest. Le Whitley est équipé d'un radar détecteur de sous-marin, et transporte des grenades sous-marines. L'avion survole la rade de Brest puis s'écrase suite à un tir probable d'artillerie de la défense aérienne côtière allemande (FLAK) de la batterie de Cornouaille.
A son bord un équipage de la RAF entièrement décimé et inhumé dans le cimetière de Roscanvel.
Douglas Murray STEIN Officier Pilote – Lieutenant (Matricule n°65505) 25 ans.
William Desmond Stuart BOW Officier Pilote – Sous Lieutenant (Matricule n°60551).
John Wheatley Goldsmith POTTER Officier Pilote – Sous Lieutenant Observateur (Matricule N°106515) 25 ans.
Leonard Kitchener NEWMAN Sergent Radio Mitrailleur (Matricule n°542219) 26 ans.
Harold Malcolm TOOKEY Sergent Radio Mitrailleur (Matricule n°1262418) 28 ans.
Douglas Arthur YOUNG Sergent Radio Mitrailleur (Matricule n°922519).

Un témoin de l'époque, habitant Le Gouerest en 1942, se souvient parfaitement d'avoir entendu, alors qu'il n'était qu'un enfant, un avion à basse altitude passer deux fois de suite au-dessus des champs et des landes, il est environ 6h du matin, le 27 mars 1942. De toute évidence, cet avion avait des difficultés de moteur. Il cherche à amerrir afin d'amortir sa chute. Cet avion détient la capacité de se poser sur l'eau sans difficulté. La visibilité est nulle entre la nuit et le brouillard, les aviateurs prennent la lande pour une surface d'eau plane, ils se posent en catastrophe et ouvrent un énorme sillon dans le sol jusqu'à s'engouffrer dans un monticule de terre qui pulvérise l'avion.
Quelques habitants tentent d'approcher du lieu du crash proche du hameau de Kermorvan, ils voient arriver en trombe des militaires Allemands motorisés et des officiers aux uniformes impeccables établir un périmètre de sécurité.
Les habitants sont priés fermement de regagner leurs domiciles.
Les Allemands retrouveront les corps de l'équipage, ils assureront les obsèques en rendant les honneurs militaires dans la plus grande discrétion et donc à l'écart des civils; seul le maire de l'époque sera présent.
En lisant cela, vous pourriez conclure que certains militaires Allemands avaient le sens de l'honneur.
Le témoignage d'une femme de Kerguinou explique que ces mêmes Allemands venaient régulièrement à la ferme familiale pour imposer au père de famille de venir travailler sur les batteries côtières du voisinage dont celle de Cornouaille. Sous la menace des armes, ce père partait des journées entières. La famille vivait dans la terreur qu'il n'arrivât malheur. Ce ne fut pas le cas.
Ces deux témoignages sont liés et expliquent la mentalité allemande de l'époque.
S'il y avait un certain respect de l'ennemi en uniforme, il n'était pas question de donner le moindre espoir à la population. Il fallait cacher l'accident d'avion, faire disparaître les débris du bombardier et ne pas exposer les dépouilles des victimes pour ne pas donner l'impression aux Crozonnais que la victoire put changer de camp. Les Allemands maintenaient la terreur psychologique sur les Presqu'îliens pour ne pas avoir à subir un esprit de rébellion. L'isolement était la meilleure façon d'obtenir la soumission de tout un peuple.



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