3 frères morts pendant la grande guerre

Avant que les visages ne s'effacent...
Cimetière de Landévennec.

Une « simple tombe », d'une famille éprouvée par la Première Guerre Mondiale rappelle les souffrances du passé.

Le général Joffre souhaite reprendre la main du front début décembre 1914 et ordonne des attaques de diversion avant les assauts en Champagne et en Artois. Ovillers et La Boisselle sont deux villages retranchés occupés par une armée allemande qui connaît l'intention de l'armée française.

La Boisselle est considéré comme un village imprenable tant le terrain est perclus de systèmes défensifs. Pourtant, sans faire tonner l'artillerie pour satisfaire un supposé effet de surprise, le 19 RI (régiment d'infanterie) avance le 17 décembre 1914 à 6 heures et se rompt sur la défense allemande qui fauchent les soldats Français en déroute. La retraite en fin de matinée fait 1157 soldats tués, blessés ou disparus et prisonniers pour les plus chanceux.

Jean-Pierre Quillien, 31ans, fait partie des disparus.

Plus tard, de janvier à juillet 1915, le 19 RI tient le secteur Ovillers La Boisselle, cela n'empêche pas des soldats Français de mourir régulièrement.

Le sergent Jean Jacques Quillien, 22ans, y trouve la mort le 20 février 1915.

Le destin s'acharne sur la famille Quillien au travers du décès à Saint Servan (St Malo) de Jean Marie Quillien, 29 ans, le 19 septembre 1915 – Mort pour la France.

A Saint-Servan un hôpital de convalescence de 101 lits nommé Maison de famille et communauté "Les Corbières", rue Jeanne Jugan resta ouvert toute la guerre avec une annexe de 60 lits à l'Orphelinat de proximité.

La famille Quillien (Jean-Marie Quillien époux de Marie Anne Bourvon) comptait 7 enfants, 7 garçons... Les 4 fils qui ont réchappé à la guerre ont eu une vie pleine et entière...

Les 3 frères figurent sur le monument aux morts de la Grande Guerre à Landévennec.

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Rencontre : vie privée des goélands




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