Le vice-amiral François Ernest Fournier assure la victoire !

François Ernest Fournier 1842-1934.

Toulon Sainte Anne. Revue d'honneur passée par le vice-amiral Fournier commandant en chef des escadres françaises.

Cuirassé Brennus.



Après l'affection en Méditerranée, en "pré-retraite" l'amiral rejoint l'académie des sciences et le bureau des longitudes. Il s'adonne aux plaisirs des mondanités parisiennes.

Le Daily Mail publie plusieurs articles de presse en janvier 1899 tout particulièrement à propos de l'agitation de la marine française à Toulon. Le correspondant constate sur place que les officiers Français qui fréquentent les cafés parlent tous de la prochaine guerre avec les Anglais. De nouveaux vaisseaux de guerre, des canons plus puissants utilisant des poudres sans fumée équipent les cuirassés. Il faut aussi constater les exercices incessants de lancements de torpilles. Des munitions et des vivres sont expédiées dans les colonies... Mais sans doute le point culminant de la crispation provient d'une déclaration publique stupéfiante du vice-amiral Fournier qui compte sur la victoire avant même que la guerre ne soit déclarée.

Le titre de l'éditorial est sans équivoque : « La France et l'Angleterre, l'inévitable guerre ».

L'article relate l'étonnement britannique : « On avait espéré que les hommes bien informés en France avaient abandonné la folie des provocations. Si ces armements sont destinés à forcer des concessions au Soudan, la France se trompe. Les Anglais ne sont pas disposés à entendre des menaces. »

Le journaliste fait référence à la crise de Fachoda mais l'esprit revanchard de la marine française vient d'abord de la bataille navale perdue de Trafalgar qui réduisit à néant la flotte tricolore. Un état d'esprit typique de la marine et que chaque officier supérieur entretient afin de ne pas dénoter.

Le vice-amiral Fournier est nommé préfet maritime du 2ème arrondissement maritime à Brest le 1er octobre 1897 jusqu'au 15 octobre 1898. François Ernest Fournier est alors nommé commandant de l'escadre de Méditerranée et occupe ce poste de combat de prestige sur le Brennus quand il scande la victoire. Ce marin expérimenté, reconnu pour sa diplomatie, fait donc forte impression en période de grande crispation diplomatique.

Cet officier a connu à Brest les exercices de forcement du Goulet, les tracas de l'optimisation des batteries côtières de la presqu'île de Crozon avec les manques de moyens et le manque d'artilleurs mais aussi et surtout a-t-il entendu parler ou constaté l'activité d'espionnage de l'armée britannique qui tente invariablement depuis des siècles de faire tomber Brest pour envahir la France.

Point de guerre en définitive, des tensions certaines, une arrogance mutuelle et fort heureusement une motivation insuffisante pour s'entretuer d'autant que l'Allemagne s'agite et que les armées de terre anglaise et française s'en inquiètent quelque peu, bien éloignées qu'elles sont d'une rancœur systématique. La méfiance existe sans outrance. Les deux rivaux colonialistes trouveront des raisons impérieuses de s'entendre lors des deux guerres mondiales.

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