Gare de Crozon Morgat, de Camaret-sur-Mer... Des gares sans rails et sans trains !

Voyageurs et touristes, si vous cherchez la gare de Crozon Morgat ou la gare de Camaret pour venir sur la Presqu'île de Crozon, les presqu'îliens vous informent qu'ils ont supprimé les voies et les trains depuis belle lurette !

Le réseau de bus Penn-ar-bed assure les correspondances avec les trains de la SNCF en gares de Brest ou de Quimper en Finistère (gares routières adossées aux gares SNCF). Correspondances à la bretonne ! Si le train a du retard, le bus n'attend pas. Les bus crozonais partent 1 à 2 minutes avant l'horaire de départ prévu et arrivent 10 à 30 minutes après l'horaire d'arrivée. Tout dépend du vent ! Un conseil : faites en sorte qu'il y ait un second bus, plus tard dans la journée, si vous ne voulez visiter un hôtel de Brest ou de Quimper.
Renseignements, horaires, tarifs, bus :

http://www.viaoo29.fr

Gare de Crozon Morgat.



Gare de Camaret-sur-Mer.



Gare de Camaret-sur-Mer durant la seconde guerre mondiale. Présence d'un soldat Allemand.

Gare de Camaret-sur-Mer 1953.

Gare de Camaret-sur-Mer 1955.

Un train mixte de voyageurs et de marchandises en gare de Camaret-sur-Mer. Une locomotive E321.

Locomotive 230T 9 avril 1964 Photo Jacques Bazin.

Gare de Camaret vue du ciel.

1965 - FACS - Un train circulant vers Camaret.

La plateforme de rotation de la locomotive qui permet de réorienter celle-ci dans le sens de la marche, la gare de Camaret étant le terminus. Photo Bazin du 19 mai 1965.

1966 Une locomotive devant le dépôt de Camaret.







A quai, un autorail X233 Decauville suivi d'une remorque autorail des établissements Billard démotorisée, le 29 août 1965 à la gare de Camaret-sur-mer.

Wagon blanc couvert à marée avec poste de vigie (rattaché à la gare de Camaret) pour le transport à petite vitesse des produits de la mer. Transfert à Châteaulin pour Paris.

Les chemins de fer armoricains / bretons ou Réseau Breton (RB) étaient un réseau ferré métrique (écartement des voies d'1m) complétant le réseau de la SNCF. La société exploitante s'appelait la Société Générale des Chemins de Fer Economiques qui avait un contrat de délégation d'exploitation (affermage) avec la compagnie mère des chemins de fer de l'Ouest (les grandes lignes). La ligne Châteaulin Camaret-sur-Mer ou Le Fret desservaient les gares (sur la Presqu'île de Crozon) Telgruc-sur-Mer, Tal ar Groas, Halte de Brospel, Crozon-Morgat, Perros-Poullouguen (bifurcation de la ligne – direction Le Fret ou Camaret-sur-Mer). La construction des voies a commencé avant la Première Guerre Mondiale (1910) pour une mise en service de Crozon à Châteaulin le 13 août 1923 et les autres tronçons le 14 juin 1925. Ce qui est tard dans la chronologie ferroviaire bretonne. Les premiers trains bretons circulent en 1891.
Le trajet Camaret Châteaulin de 52 km se faisait en 2 heures "juste". Premier train vers 6h, dernier train vers 18h30.

A l'époque, il s'agissait d'abord d'un transport de marchandises en importation pour les produits manquants sur la Presqu'île et à l'exportation des produits de la pêche et des denrées agricoles. La gare de Tal ar Groas voyait passer les militaires permissionnaires venus de la base aéro-navale de Lanvéoc-Poulmic.

Premier déclin sur l'embranchement du port du Fret. La gare du Fret recevait les coquilles St Jacques pêchées et quelques voyageurs embarquant pour Brest sur l'embarcadère maritime. Les coquillages et autres pêches partaient pour Paris-Orléans (gare d'Orsay à Paris) en wagon couvert  à marée. Un trafic devenu insuffisant. Dès mai 1946, le transport des voyageurs n'y est plus assuré. Seules les marchandises y circulent encore.
Petit à petit, ce sont les touristes qui ont emprunté la voie de chemin de fer n°7. Morgat et Camaret-sur-Mer étant devenus des lieux de vacances très appréciés. La ligne a connu son apogée dans les années cinquante avant de décliner très rapidement sous l'influence de la circulation automobile. La ligne a été fermée le 28 avril 1967. Les gares sont devenues des habitations (Crozon – Office du Tourisme) bien souvent.
Les anciens de Crozon regrettent la disparition de leur train ! Ils aimaient la régularité, la simplicité, la proximité...
Les rails et les traverses ont été enlevés depuis. Aujourd'hui le parcours est devenu une piste cyclable et un lieu de promenade entre Tal ar Groas et Crozon (la coulée verte). De Crozon vers Camaret ou le Fret, les randonnées sont équestres, cyclistes et pédestres avec une approche de l'étang du Kerloc'h et la richesse de sa faune . Ces circuits permettent de se déplacer rapidement sur la Presqu'île sans être confronté à la circulation routière.
Les gares de la Presqu'île de Crozon ont été conçues d'après un plan de l'architecte Julien Polti (1877-1953). Elles sont donc construites à l'identique. Elles sont surnommées les bigoudenes à cause des cheminées de granite ajourées ressemblant à une coiffe brodée des bretonnes du pays bigouden. La petite bâtisse qui précède la gare était des latrines et la lampisterie. Ensuite, la gare en elle-même avec sa salle d'attente et son guichet intérieurs. A l'étage, le logement du chef de gare. Accolé, derrière la gare, la halle couverte aux marchandises.

Gares - Trains - Ponts...

Des trains pour Morgat ?

Les gares de Crozon et de Camaret

Gare de Crozon (2)

Station de pompage de Goandour

La gare de Perros-Saint-Fiacre 1 & 2

Billet de train de l'époque

Gare du Fret

Maison du garde barrière du Fret

Gare d'Argol

Gare de Tal-ar-Groas

Gare de Telgruc-sur-Mer

Maison du garde-barrière de Telgruc

Le double pont du Launay

Le pont de Tal ar Groas

Le pont à voûtains de Perros-Poullouguen

Le pont Saint Drigent

Les voies ferrées Decauville

Les vieilles pierres

Fontaines, lavoirs, pompes

Moulins à eau, vent, marée...

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