Pêche à la sardine – la vie des sardiniers

Les sardines prises au filet.







Un sardinier au repos à la pointe du Kador légendaire.







Sur la droite, un sardinier avec une voile tendue en tente. Un patron pêcheur et son équipage de Douarnenez vont passer la nuit à l'abri.

La part du pêcheur.

Séchage des filets avec leurs flotteurs en liège.

1913 - les sardiniers de Douarnenez ont quitté la veille leur port afin de mouiller au Veryac'h. Ils dorment à bord pour au matin être sur la zone de pêche dans la mer d'Iroise Nord.

Chaloupe sardinière de Douarnenez avec sa marmite à soupe, à quai, à Camaret, avant de partir sur zone.

Affolement des oiseaux marins, goélands et mouettes. Abondance de poissons sous la surface de la mer.

Au 19ème siècle et au début du 20ème, la pêche à la sardine est une activité majeure. Pêche essentielle de survie car la principale nourriture de la famille du pêcheur est la sardine, tous les jours de la semaine.

En presqu'île de Crozon, soit dans le port de Morgat et de Camaret-sur-Mer pour l'essentiel de la flottille, la pêche de la sardine se pratique du lundi au vendredi, en général tôt le matin sur un bateau de pêche sardinier, une barque longue de bois sur laquelle 5 à 6 hommes sont embarqués. Chacun est venu avec son filet de pêche dont il est propriétaire et dont il doit assurer l'entretien.

Le bulletin météo est le fruit d'une concertation avec les anciens. La direction du vent et l'état de la mer sont les deux indicateurs principaux.

Chaque patron de pêche a ses zones favorites dans la mer d'Iroise, néanmoins la présence d'oiseaux marins en plongeons répétés sur une mer qui semble grouiller d'une activité étrange en surface est le meilleur des indices. Les bancs de sardines sont si intenses que l'océan tout entier semble frétiller.

Pour un affolement général, un peu de boette (appât – poissons hâchés) est jeté à la mer. Chaque pêcheur jette son filet puis se fait aider pour le ramener à bord. Le filet de coton bleu à petites mailles coincent les sardines au niveau de la tête. Le contenu du filet est versé sur le pont puis agencé dans des caisses de bois empilées ou des paniers en osier. Les dernières sardines sont enlevées une à une du filet. Progressivement le bateau se remplit.

Un repas chaud est possible à bord sur un petit réchaud à feu de bois. De la soupe de poissons, la cotriade, un peu de pain, du vin et l'on reprend la pêche.

Le sardinier revient à son port d'attache dans l'après-midi à partir de 15 heures si la pêche a été bonne, plutôt vers 18 heures quand la journée est mauvaise.

Le pêcheur reprend son filet et un panier de sardines en guise de première rémunération. Le reste s'estimera en fonction de la vente du produit de la pêche et selon l'humeur du patron pêcheur, qui lui-même aura subi l'humeur du revendeur. Les cours sont bas, trop de pêches, trop de pêcheurs.

Les épouses et fiancées attendent sur le quai en tricotant. Elles ont vécu les corvées domestiques et le travail au champ depuis le matin, elles vont travailler à l'usine de conserve jusqu'à 23 heures voire plus si le travail ne manque pas. Le couple se croise la nuit.

Le samedi est le jour de l'entretien du bateau de pêche ainsi que des filets qui se déchirent facilement et dont il faut refaire les mailles une à une. Enfin les filets sont accrochés au mât pour un séchage complet déterminant pour la durée de vie de celui-ci.

La moitié des maigres revenus passent dans la consommation de vin dans les débits de boisson. Heureusement que le salaire des ouvrières des conserveries font la jointure.

Un pêcheur malade prête son filet et seulement la moitié de la valeur de la pêche lui revient, c'est toujours cela, la solidarité est une tradition.

La chaloupe dure 10 ans au mieux, elle est régulièrement enduite de coaltar afin d'éviter le pourrissement.

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