l'Armorique le fantôme de Landévennec

























3 navires écoles de Brest en 1940 : Trémintin Armorique Gueydon.

Peu de temps avant le sabotage...

Le navire Armorique est tout d'abord construit à Cherbourg et lancé en 1879 sous le nom de Mytho, nom propre indochinois qui désigne la localité de Mÿ Tho en Orient, là où ce navire de transport et hôpital (type Annamite - transport de troupes à cheval et écuries flottantes jusqu'en 1890 pour le Cochinchine) doit accomplir ses futures missions. Un voilier mixte disposant de chaudières à charbon mais dont la navigation à voile lui est possible malgré sa coque en acier à rivets et ses 105 m de long.

En 1909, après des travaux de deux ans, il est transformé en bateau école des mousses (500 jeunes marins) dont le port d'attache est Brest. Baptisé Bretagne IV de 1910 à 1912, il trouve son nom Armorique à partir de 1912 jusqu'à sa fin en 1944. Le décret du 05 juin 1856 instaure l'Ecole des Mousses à Brest sur navires au mouillage permanent, le voilier est donc immobilisé et remplace le Bretagne III.

A l'entrée en guerre en 1940, il est au mouillage à Brest. Les mousses sont embarqués en catastrophe sur le cuirassé Paris qui fait route pour l'Angleterre, le Maroc, l'Algérie, puis Toulon pour être enfin rembarqués sur l'Océan. L'Armorique ne fait pas partie des navires à saborder par la marine française à l'approche de l'armée allemande. L'Armorique est considéré comme une vieille coque encombrante. Ce fut aussi l'opinion de l'amirauté germanique qui le racheta pour 28 000 Reich marks en 1942 et le déplaça dans les méandres de l'Aulne jusqu'au cimetière de bateaux de Landévennec pour le transformer en atelier de réparations maritimes en faveur des patrouilleurs KFK.

Démâté, les voiles (2460 m²) tendues à l'horizontale, le vieux navire patiente toute la durée de la guerre sous un filet de camouflage. Août 1944, la fin des hostilités approche, les soldats allemands sabordent le navire qui coule par 22 mètres de fond juste par esprit de destruction puisque le navire est une épave.

Les plus anciens de Landévennec se souvenaient d'avoir vu dans leur enfance, par les coefficients de marée les plus bas, dépasser quelques détails du voilier qu'ils surnommaient le fantôme. La cheminée faisait peur dans la brume. L'épave est redécouverte par des plongeurs en 2007...

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