Le Supermarine Spitfire Mk Ia 1a PR P9385 en mission secrète à Lanvéoc-Poulmic

Le Spitfire P9385 qui a survolé le premier la base Lanvéoc-Poulmic durant la Seconde Guerre Mondiale. Il est ici sur la base de St Eval en Cornouaille anglaise en 1941. Il porte la marque LY code de l'unité PRU, l'unité de reconnaissance photographique de la RAF - Royal Air Force - Aviation anglaise.

L'armée allemande occupe la presqu'île de Crozon le 19 juin 1940. Parmi les positions incontournables à occuper, la base aéronavale de Lanvéoc-Poulmic est à investir en priorité. Malgré les sabotages français, la base est neuve (1938) et les décombres seront vite enlevés avant les travaux d'amélioration du site stratégique qui est sous le commandement de la base de Guipavas, elle-même sous l'autorité du commandement central de la Luftwaffe (aviation allemande) à Villacoublay en région parisienne.

Le 30 juin 1940 vers 11h00 l'avion de reconnaissance anglais Spitfire immatriculé P 9385 piloté par l'aspirant Christie (grade le moins élevé pour un jeune officier pilote qui devait finir sa formation) survole la base en chantier peut-être sans que les Allemands ne s'en aperçoivent tant son altitude est élevée. De toutes les manières, la Luftwaffe n'a pas encore installé sa flak (DCA allemande - canons anti-aériens). Les Allemands sont convaincus de repartir en Allemagne à la fin de l'été car pour eux la guerre est finie d'autant plus que le Maréchal Pétain a signé l'armistice le 22 juin. Une mission peu dangereuse car l'aviation allemande n'est pas encore sur place hors quelques hydravions français en cours de maintenance.

Le premier vol de reconnaissance anglais après 11 jours d'occupation allemande n'est pas innocent. Les Anglais craignent par dessus tout l'envahissement de l'Angleterre et une base aussi proche de leur territoire est une menace. D'ailleurs dans les mois à venir, l'aviation allemande enverra sur Londres des bombardiers ayant décollé de la base de Lanvéoc Poulmic - nommée alors Brest-Süd. D'autres stratèges britanniques préfèreraient conserver la base opérationnelle en cas de besoin, comme base avancée. Les deux concepts s'entendent et constitueront le cœur de réflexions stratégiques tout au long de la guerre. Sans ces tergiversations, la commune de Lanvéoc fut rasée par les alliés par des bombardements intenses bien qu'il y ait eu des destructions et des victimes à déplorer.

Le 11 août 1940 à 14h35, un groupe de bombardiers Blenheim largue des bombes sur le Nord-Ouest de la piste. 10 autres bombardements à faible capacité de destruction seront conduits durant la fin du mois d'août puis ils seront espacés pour redoubler bien plus tard... Il n'y a pas une volonté de destruction mais une volonté de maintenir une pression. Les Allemands tiennent compte des leçons acquises à chaque bombardement, réparent et améliorent pour recevoir une cinquantaine d'avions rangé derrière des parois pare-éclats. La défense anti-aérienne est disposée progressivement à Kertanguy et Botsand... Puis bien davantage ensuite.

Désignation complète réglementaire de l'avion en mission secrète : Supermarine Spitfire PR Mark C (Pr Mk. III), P 9385.

L'avion Spitfire (Cracheur de feu) MK (Mark) Ia (1a) P9385 est construit à Eastleigh dans le comté de Hampshire dans le Sud de l'Angleterre. Son premier vol s'effectue le 1 mars 1940 - le premier exemplaire de la version PR vole en novembre 1939. Ce Spitfire de la série I classé a (4 mitrailleuses au lieu de huit dans sa version de combat conforme) n'est pas armé et ses radios sont limitées au service minimum pour gagner du poids. Par contre les capacités des réservoirs sont augmentées jusque dans les ailes (ailes modifiées type d). Il est équipé de deux caméras de 5 pouces F24 - objectifs de 127mm. L'avion est affecté à la reconnaissance photographique (PR) dans l'unité Photographic Reconnaissance Unit (PRU). Les vols se font à très haute altitude (vitesse maximale 390 mph - moteur MIII - Merlin 3) partout sur l'Europe et tout particulièrement sur les côtes ou les sites industriels sensibles. Le P9385 va survoler la Norvège, Calais, Brest... Quelques étapes de la carrière de cet avion :
• En maintenance le 6 mars 1940.
• Affecté à la Photographic Development Unit pour la Heston Aircraft Ltd le 1er avril 1940 - Heston Flight - société d'optimisation du matériel et de missions secrètes de reconnaissance photographique. La mission de Lanvéoc était donc classée "top secret".
• Ailes modifiées en version universelle (c) et affecté à la PRIII (groupe 3 de reconnaissance photographique) et touché par une bombe le 27 février 1941 à Benson en Angleterre.
• Intercepté par des Messerschmitts en Norvège au-dessus de Herdla le 9 avril 1941 et en réchappe.
• Changement de moteur MIII pour un Moteur M45 pour des tests par Heston Aircraft le 18 mai 1941.
• Affecté à la nouvelle 8OTU le 26 mai 1942 à Fraserburgh - No. 8 (Coastal) Operational Training Unit RAF (8 OTU) - Unité de formation opérationnelle n ° 8 (côtière) RAF (8 OTU) - formation des pilotes à la reconnaissance sur des avions "vieillissants" et partant tout de même en mission.
• Retourne en usine de Castle Bromwich le 25 octobre 1942.
• Réaffecté à Heston le 12 novembre 1942.
• Modifié et incorporé à la PRVI (PR6) de la 8OTU le 29 mars 1943 pour un projet de transfert en Turquie.



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