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⇒ Dis-moi ton nom
puisque je t'aime

T

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Une femme rencontre un homme, elle lui demande son nom, quoi de plus normal ? Une affaire de trafic d'armes et de femmes esclaves. Le désir foudroyant pour un personnage sulfureux beau comme un dieu. Une rencontre nouvelle... L'amour change la vie de la Commandante Lesure en plein doute. Rien de ce qu'elle espérait n'arrive... Tout est fou !!!

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Annick Lesure est commandante de la police nationale dans une ville moyenne d'une province française moyenne en densité criminelle. A 42 ans, toutes ses molaires et quelques rebouchages très bien finis parce qu'elle y a mis le prix, Madame Lesure a une vie de femme divorcée tout à fait ennuyeuse. Elle se dresse comme elle s'allonge, seule et sans souci apparent tant qu'on ne lui visite pas l'intérieur de la tête qui est une conserve à regrets. Elle regrette sa vie sans nécessairement avoir envie de se jeter d'un pont surtout qu'actuellement avec la chaleur, le niveau de l'eau est au plus bas, à peine 20 centimètres, les rares truites sont proches de la déshydratation, il est donc difficile d'exécuter un plongeon d'une profondeur abyssale. Non question noyade, Annick aux seins qui tombent d'inactivité chronique est plutôt accablée par les questions existentielles. Par exemple : comment fait-on pour être heureuse quand on est une femme seule ? Navrante question pour une femme qui est persuadée d'être romantique, comme toutes les femmes seules peuvent l'être jusqu'au célibat pathétique par crainte de côtoyer l'imperfection masculine...

Une porte qui claque, une engueulade, un type s'acharne à dégueuler dans le couloir en braillant sur la nuisance du fascisme international. Un perturbé direction cellule de dégrisement. C'est lundi, il fait beau depuis huit jours. Pas de quoi bronzer la joie de vivre. La surabondance d'UV ne fascine pas les hormones du bonheur. Le bureau en faux acajou se met à vibrer grâce au téléphone de la commandante aux longs pieds. 43 pour une femme d'1m71 ça commence à faire niveau péniches. Le téléphone continue à gigoter, elle s'en saisit, prend la conversation d'un supérieur hiérarchique issu d'une hiérarchie ministérielle. Une voix cassante du style « tais-toi quand je cause, je sais tout, tu ne sais rien et tu n'as rien à savoir de ce que je sais ». Mission dès demain matin mardi : accueillir un policier d'élite comme il se doit avec respect et tact. Cet officier doit être considéré comme un observateur sans qu'aucune tâche ne lui soit imposée par contre il doit être au courant de tout y compris du nombre de rouleaux de papier Q consommé par la brigade au jour le jour.

Ce genre d'intrusion malsaine dans une équipe sous pression est un facteur de tension. Agressivité, suspicion, comportements artificiels, crainte de la réprobation voire de la sanction disciplinaire. D'ailleurs pourquoi envoyer un missile dans une poudrière ? La commandante s'interroge, elle est douée pour cela. Aurait-elle fait une connerie – pas qu'elle sache, enfin rien qui ne soit dérangeant pour un ministère : entre les femmes battues, les enfants de bourgeois qui se défoncent et les dealers qui balancent des boules de pétanque... En ce moment c'est la pétanque – des centaines de boules sont tombées dans un quartier Nord et depuis les flics et les pompiers ont les boules... dans le parebrise. C'est arrivé, deux ou trois fois, pas plus, que la boule reparte vers sa zone de tir mais la commandante avait sèchement menacé le pétanquiste gradé. Ça s'était calmé. Par acquit de conscience, Annick téléphone à un supérieur qu'elle connaît bien, un vieux de la vieille. Le brave des braves promet de la rappeler car il n'est au courant de rien. Le rappel n'a pas tardé, une quinzaine de minutes plus tard, le vieux briscard s’époumone dans le haut-parleur du smartphone de la commandante en léger surpoids à cause des sushis de son horloge biologique. Lire la suite de la nouvelle

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