La première cale du Fret dite de haute-mer

Les rochers et les perches du musoir appartiennent à la seconde cale.

C'est assez rapidement que le plan de l'ingénieur Tourbiez est mis en chantier pour enfin construire une cale au port du Fret qui de tout évidence connaît une effervescence croissante : pêches – transports des biens et des personnes.

A la fin de l'été 1844, cette cale achevée, mise en chantier par Alexandre Péres de Camaret, facilite les déchargements des bateaux. Il semblerait malheureusement que les choix techniques, autant l'orientation de la cale que son étendue n'aient pas fait l'objet d'une grande anticipation puisque cette disposition sera impraticable avec l'allongement progressif des navires qui y accostent. Les forts coefficients de marée mettent la cale à sec. La seconde cale palliera à tous ces inconvénients.

Quoiqu'il en soit, l'édifice original est tout de même amélioré en 1962 sans pour autant tout corriger.

La cale - embarcadère de la Roche-Noire du Fret

Juste à la fin de la mise en chantier des quais du port, on en profite pour aménager un chemin dans les rochers à la pointe du Fret en 1863 pour compenser les insuffisances de la première cale du Fret. La commune de Crozon dont dépend le port du Fret, espère ainsi accueillir les vapeurs de voyageurs... Des touristes Brestois pour la plupart.

L'aménagement spartiate n'est pas du goût de la Compagnie Générale des Paquebots à Vapeur Fluviaux et Maritimes qui est la société exploitante des traversées de la rade de Brest pour le Fret. Les travaux reprennent pour enfin obtenir un débarcadère digne de ce nom. En 1865, désormais praticable, bien élevé, l'embarcadère de la Roche-Noire attire d'autres compagnies maritimes telles que la Compagnie Aristide Vincent (ancien maire de Landévennec) avec ses trois vapeurs le « Ville de Brest », le « Ville de Landerneau » et le « Hubert Delisle » et la Compagnie Penhors avec ses deux vapeurs l' « Utile 2 » et « Le Scorff » qui assurent des liaisons fréquentes.

Un trafic de personnes et de marchandises en constante évolution jusqu'à la première guerre mondiale. 5700 tonnes de marchandises débarquées et 120000 passagers en transit en 1911. La guerre, la création de la ligne de chemin de fer, le pont de Térénez (1925) concourent à la fin d'un cycle économique remarquable. Toutes les marchandises, ou presque, utiles aux presqu'îliens viendront par le fer, puis la route...

Le dernier espoir vient de la pêche, la flottille des coquilliers qui va écumer la rade a encore besoin d'un accostage de qualité. A cet effet l'embarcadère est reconstruit de 1927 à 1932 dans un climat houleux car les aménagements portuaires de la pêche peuvent être sensiblement distincts des aménagements nécessaires au tourisme, les esprits s'échauffent.

Aujourd'hui la cale dite aussi de basse-mer (utile à marée basse) accueille les passagers du transrade comme au bon vieux temps.

L'appellation les Roches-Noires existe aussi dans les anciens ouvrages. Quoi qu'il en soit les rochers sombres de schiste du port semblent être à l'origine de ce toponyme.

Le Fret vu de la cale des Roches-Noires.

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Eglise Saint-Jean de Leïdez

Chapelle St Fiacre

Chapelle Saint Philibert - St Drigent

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Manoir de Trébéron

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