Scorie de minerai de fer sur la rive du sillon des Anglais


Scorie de minerai de fer sur la rive du sillon des Anglais



On reconnaît une scorie de minerai de fer bien souvent à ses coulures sur sa surface, mémoire d'un état liquide provisoire. L'aspect bulles en creux est la résultante d'une émanation du CO2.

Quelques graviers de sol se trouvent emprisonnés dans la matière figée. Seule une analyse chimique permettrait une datation éclairée de cette scorie au poids élevé...

Une scorie de minerai de fer trouvée sur la rive du sillon des Anglais. Une scorie est une preuve d'activité humaine éventuellement lointaine entre l'âge de fer et le 16ème siècle dans la plupart des cas quand celle-ci est trouvée dans la « nature » en dehors de tout site industriel. Sinon le fer en presqu'île de Crozon fut une préoccupation industrieuse vers la fin du 19ème sans grand résultat.

L'âge de fer est basé sur le travail du fer, plus exactement sur la cuisson du minerai de fer dans des fours pour en obtenir le fer qui sera transformé en armes ou en outils. La cuisson des minerais est connue depuis l'âge de bronze (-1800 ans -800 ans avant JC environ) dont la température nécessaire est plus basse que celle nécessaire au fer. L'amélioration des fours permet de monter en température soit de 700 à 1000° pour réduire le fer à partir de -800 ans avant JC. Au Moyen-âge le travail de ferrier (le fondeur) soit celui de la réduction du fer, se poursuit dans des lieux de petits artisanats. L'opération consiste à intercaler des couches de charbon de bois et de minerai de fer dans un four clos en terre. La chauffe combine l'oxyde de fer du minerai au carbone du charbon. Il s'ensuit des émanations de gaz carbonique et au cœur du four se constitue une « flaque », une loupe de fer pur ou presque.

Tout autour du cœur en fusion subsiste des résidus de fer, de cendres et de matières minérales qui s'échappent par une issue au ras du sol, cette pâte va durcir au contact du sol et de l'air frais : les scories sont abandonnées car jugées impures. Au Moyen-Age, on ajoute à la combustion de la potasse pour purifier davantage la production de fer de sorte que les scories s'en trouvent allégées.

Le métal est vendu au forgeron qui va réchauffer la loupe de fer dans sa forge et marteler le fer rougi pour lui donner une forme utile.

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