Rostellec

Cimetière de bateaux Tertu.

Rostellec, durant des siècles, à marée haute, était une île séparée de la presqu'île de Crozon. Les aménagements supprimèrent cette particularité qui plaisait sans-doute aux habitants qui devaient vivre en parfaite solidarité au rythme des marées. Plus tard, quelques restaurateurs ont fait commerce grâce aux employés de l'Île Longue qui venaient à la bonne franquette manger une cuisine familiale. « Chez Christine » fut le dernier restaurant...

Le village de Rostellec sur la Rade de Brest en Presqu'île de Crozon fut un village à part du fait de son développement économique ouvrier pour l'essentiel. Un village au bord de mer qui pratiquait peu la pêche si ce n'était que la coquille Saint Jacques et la pétoncle avant qu'elles ne devinrent trop rares, fut une particularité qui s'expliqua par le fait que la population masculine, jusqu'à l'installation de la base sous-marine de l'Ile Longue, travaillait aux carrières de pavés.

Rostellec a connu un four à chaux, un moulin à vent et des chantiers naval dont le dernier (1957) d'Auguste Tertu. Le moulin permit le cabotage de la farine jusqu'à Brest. L'exploitation du sable au 19ème siècle fut envisageable parce que l'Aulne Maritime permettait de remonter dans les terres jusqu'à Port Launay avant d'être revendu et ceci grâce à des gabares. Toutes ces activités aujourd'hui ont disparu. Seule l'ostréiculture qui s'est développée au 19ème siècle subsiste encore.

Les pêcheurs de coquillages (pétoncles, st jacques, huîtres) de Rostellec durant des siècles, n'ont jamais bénéficié d'une cale, ils devaient aller sur l'Île Longue pour utiliser celles des hameaux existants. L'expropriation des civils et la transformation de l'île en base militaire selon les vues du Général de Gaulle met un terme à l'usage des cales dans les années 1950. Il faudra attendre une décision du conseil municipal de Crozon en 1960 pour que soit enfin réalisé une cale à Rostellec.

Vivre de la pêche n'est plus à l'ordre du jour à Rostellec, la cale trouve encore un usage grâce à la pêche de plaisance.

Vivier Le Hégarat en Rostellec

Rostellec, après avoir été un pôle du bois planté dans la mer pour le durcir avant de s'en servir dans la construction maritime, est devenu une "zone de transit" des coquilles St Jacques, des pétoncles...

Le vivier à crustacés de Rostellec est une entreprise créée par Roland le Hégarat, fils de mareyeur de Brest, qui installe sur le domaine maritime (la grève) une structure en pierres disposant de conduites d'eau pour alimenter les bassins, ceci sur une ancienne carrière désaffectée à titre "provisoire". L'abondance de pierres permet une construction aisée.

L'emplacement fait l'objet d'une location accompagnée d'une redevance alors que le bâti est en dur. Le vivier dès 1911 reçoit des langoustes, des coquilles Saint Jacques que les pêcheurs locaux vendent au mareyeur. Ce dernier écoule les pêches progressivement en faisant transiter la marchandise par Brest (grâce à son bateau qui traverse la rade) où il tient ses bureaux sur les quais.

Un gardien est présent aux viviers pour réceptionner la marchandise des pêcheurs qui viennent décharger sur l'appontement en bois. Parfois, il faut aller au port du Fret acheter aux retours des pêcheurs si la marchandise manque. Certaines langoustes sont acheminées par des charrettes...

Inversement, quand les langoustes sont abondantes ce sont plusieurs tonnes qui séjournent dans les viviers.

L'entreprise est contrainte entre les deux guerres d'armer des bateaux pour aller acheter les langoustes dans les ports anglais et irlandais. Les homards et de grands sacs de bigorneaux suivent le même parcours.

Une tempête de 1927 abîme l'installation. Il semblerait que l'affaire ne trouve plus autant d'essor dès lors. En 1934, les crustacés ne sont plus livrés au vivier de Rostellec, le bigorneau anglais prend le relais...

Après le décès du fondateur en 1919, le vivier reste dans la famille Hégarat jusqu'en 1967 date à laquelle l'expulsion est effective quand le chantier de l'île Longue devenue base militaire est commencé.

Bassin de décantation pour coquillages

Rostellec eut trois vies économiques, les carrières dès le 17ème siècle, la construction navale dès le 19ème siècle et enfin la pêche des coquillages par dragage ou par élevage au 20ème siècle. Dragage de la pétoncle dans la rade de Brest à partir de coquilliers (embarcations types pour la pêche aux coquillages). Elevage d'huîtres selon les règles de l'art de l'ostréiculture.

Les coquillages étaient regroupés dans des clayettes en bois spécifiques dans des bassins de décantation avant d'être définitivement sortis de l'eau et convoyés pour une vente vers Brest très souvent. Les vestiges d'un de ces bassins rudimentaires avec sas pour éviter la perte d'eau de mer subsiste à la cale de Rostellec. Ce bassin en béton armé de piètre qualité fut construit en 1960. Il servit au stockage des huîtres. Recouvert par la mer à marée haute, ce mouvement permettait le renouvellement de l'eau sans que les coquillages ne se dispersent tout en pouvant se nourrir en filtrant l'eau salée.

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Rostellec

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