Conserverie René Béziers – boîtes de sardines à l'huile

A gauche la Salle de Venise. A droite l'usine Béziers qui n'existe plus.



L'immeuble remplace l'usine.



Les extensions ultérieures de l'usine avec le toit plat de séchage sur la rue des sardiniers.

Plaque publicitaire émaillée de la marque prestigieuse Yacht-Club de René Béziers.

Benjamin Rabier (1864-1939) est un illustrateur et dessinateur de bandes-dessinées Vendéen qui est à l'origine de publicités connues en faveur des marques telles que Dubonnet, le sel La Baleine, La Vache qui rit et les conserves Béziers entre autres... Tout au long de l'existence de la marque des sardines à l'huile le graphisme n'a pas changé, seul le slogan a évolué.

En 1850 ce sont 3 millions de boîtes de sardines produites en France, en 1900 la production passe à 10 millions. Il fut un temps où la boîte de sardines était un produit de luxe réservé aux classes aisées.

L'histoire de l'usine de conserverie Béziers en Camaret-sur-Mer démolie en 2006 pour être remplacée par un immeuble, est représentative de l'évolution des «friteries» de sardines qui furent l'apanage économique de Camaret-sur-Mer avant que la pêche de la langouste ne la supplante.

Une première usine est installée en 1878 au nom des propriétaires associés Garrec et Bouin. Malheureusement, une marmite d'huile prend feu en 1879 ce qui a pour conséquence sinon d'interrompre l'activité du moins de l'entraver jusqu'à la revente de 1888 à l'investisseur fortuné René Béziers négociant à Douarnenez. Cet homme dispose de plusieurs conserveries dans les ports de la région et n'aura de cesse de faire prospérer ses affaires jusqu'à installer une usine au Maroc comme toutes les grandes marques de sardines à l'huile de cette génération. La réduction des coûts et la recherche constante de profits toujours supérieurs « obligent » les financiers à délocaliser et vendre des boîtes de sardines prétendument françaises alors que ce n'est plus le cas.

Une autre stratégie de vente est aussi développée chez Béziers : la production de deux gammes de boîtes à sardines. Les sardines « parfaites » sont mise en boîte sous la marque « Yacht-Club ». Les hôtels de luxe en sont pourvus. La seconde gamme est constituée de sardines égratignées, mal taillées... Des sous-marques destinées au grand public diffusent le produit de qualité inférieure. Les contrefaçons de marque sont fréquentes alors, la concurrence est féroce et déloyale. Il sera décidé une régularisation du marché mais tardivement.

A ce compte là, les propriétaires des conserveries de Camaret et d'ailleurs qui n'avaient pas les moyens de cette démarche à l'étranger se sont vus conduits à la faillite les uns après les autres. Les pêcheurs de Camaret se sont retrouvés au bord du gouffre. Seuls ceux qui avaient un peu épargné se sont reconvertis dans la langouste, le nouveau produit à la mode.

Dès 1920, l'usine Béziers n'est active qu'en été jusqu'à la fermeture de 1955 environ. Cette longévité est due au fait que le fondateur et ses héritiers successifs ont obtenu des marchés substantiels tel que le marché des boîtes de sardines à l'huile pour l'armée en 1914. Les retombées financières sont colossales et permettent d'encaisser la dégradation du marché dont l'une des causes est la popularisation des sardines à l'huile. La banalisation fait baisser les prix jusqu'à ce que les profits s'évaporent.

L'usine est ensuite transformée en cave à vins au nom de Lastennet. En 2004, un magasin de souvenirs prend place durant un an avant que tout ne s'éteigne définitivement.

L'édifice comportait le logement du gérant, un vestiaire pour les ouvriers. Différents stockages dont les boîtes vides de sardines et les huiles.

Derrière des bâtiments à toits plats permettaient le séchage des sardines sur ceux-ci. Les salles de plain-pied étaient affectées à la préparation des sardines. Une dernière pièce composée à l'intérieur de liège compressé servait de chambre froide. Ces extensions furent une forge puis une salle de dessin du chantier naval Albert Péron après la fin de l'usine. Une menuiserie s'y installa ensuite.

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