La chapelle Notre-Dame de Rocamadour - Roz Madou

Encadrement de porte sombre en kersanton qui pourrait être une récupération de l'église du 14ème siècle. La pierre dorée est un microgranit de Logonna.

Photo d'une reproduction d'une peinture de Charles Cottet qui représente des Camarétoises venant en cape de deuil devant l'église incendiée en 1910. Le peintre a contribué, à sa manière, à la sensibilisation des personnes influentes pour que soit sauvée la chapelle en peignant plusieurs œuvres sur le thème.

Dallage en micaschiste du Conquet à droite.

Le clocher décapité de la chapelle de Notre Dame de Rocamadour a permis de propager un fait historique qu'aucun écrit ne confirme malgré tout. Un boulet hollandais tiré de l'un des navires de la flotte anglo-hollandaise, en 1694, aurait atteint la flèche. Fort désappointée, la Vierge Marie serait alors apparue et aurait renvoyé le boulet à son point d'origine, soit le navire ennemi qui coula sur place.

Eglise de Notre-Dame de Rocamadour - Camaret-sur-Mer

Au cours d'une grande marée, les galets de la plage ont été projetés au delà du parapet de la digue pour rouler sur la pelouse de l'église. Certains galets ont la taille d'une boîte à chaussures. La répétition de se phénomène de criblage a contraint la commune à obturer la baie des vitraux trop souvent déteriorée.

La chapelle de Notre Dame de Rocamadour de Camaret-sur-Mer fut élevée sur le sillon en 1527 comme semble l'attester une inscription sculptée. Elle serait une troisième reconstruction d'une chapelle précédente qui aurait été recommandée par le pape Grégoire XI dans un bref qui mentionne qu'il sera accordé des indulgences aux fidèles qui financeront une seconde reconstruction d'une chapelle et ceci en 1373. Ainsi en remontant de reconstruction en reconstruction, la première date proposée par l'histoire serait 1183 qui correspondrait à la première édification pérenne. Ce qui n'exclut pas qu'avant cette église initiale, il n'y ait pas déjà eu un lieu de culte du type oratoire précaire dont il ne reste jamais aucune trace à cause de la fragilité des matériaux entrepris, souvent du bois ou des murs en pierres sèches.

La version de 1527 qui reprend des pierres de l'église antécédente, fut rénovée en 1610, 1647, 1657, 1683. Des dates gravées sur l'église le rappellent avec les noms de quelques recteurs D. MYTTERN, Hervé TORREC (Fabricien 1647), Joseph KERAUDREN (recteur de 1640 à 1649), DANIEL (Curé 1688) Y PALUD (Fabricien). Ainsi depuis « toujours », la chapelle de Rocamadour a du subir les agressions maritimes. Le sillon naturel d'origine n'était qu'un long banc de galets que les fortes marées ou les tempêtes devaient déborder aisément. D'ailleurs au 17ème siècle, le sillon est encore avalé par la mer et transforme la chapelle en îlot insubmersible aux grandes marées. Le bâti a probablement souffert de cette exposition mais cette proximité avec les pêcheurs partant en mer devait compenser les investissements répétés de l'entretien.

Ultime destruction de la chapelle, l'incendie de la nuit du 24 25 février 1910 qui malgré l'intervention de la population, sur l'alerte d'un douanier, des militaires du 18ème bataillon d'artillerie de Lagadjar ainsi que des pompiers, n'a pas épargné les boiseries, la charpente et le mobilier religieux. La restauration estimée à 10000 fr fut budgétisée pour part par une souscription auprès de la population souvent démunie par la crise de la sardine (la raréfaction de ce poisson a conduit à la famine) et surtout par une détermination sans faille du poète Saint Pol Roux, président du comité de restauration, qui a ameuté toutes ses connaissances et supplié le ministère de l'Intérieur et des cultes. Tant bien que mal et avec la bonne volonté des charpentiers de marine locaux dont François Keraudren et son célèbre chantier naval, la charpente fut agencée à la manière d'une coque de bateau.

Le choix du nom de Rocamadour viendrait du breton roc'h a ma dour – roc au milieu des eaux. Il faut aussi ajouter la légende ou l'histoire, selon l'intime conviction de chacun, qu'un prêtre aurait souhaité reprendre le nom de Rocamadour du Quercy qui est une halte sur le chemin de Compostelle dans l'espoir de transformer Camaret en halte de pèlerins de la région.

Autre variante de l'histoire : le mot rocamadour serait un mot celte employé dans le Quercy pour désigner un "rocher sur l'eau". Le toponyme aurait voyagé grâce aux pèlerins revenus de Saint Jacques de Compostelle par des voies maritimes avec un embarquement à Bordeaux et la Rochelle pour rejoindre le Nord de la France mais aussi d'autres pays maritimes. A l'aller, après des déplacements longs à pied ou à cheval, ils avaient fait une halte dans le village de Rocamadour; au retour, ils auraient mouillé dans l'anse de Camaret sur des nefs proches de la pointe du sillon qui serait rocheuse, d'où le réemploi de l'appellation "rocher sur l'eau". Des marins Marseillais accompagnant les pèlerins et connaissant Rocamadour en Quercy auraient favorisé ce réemploi.

Inscriptions :
Nef : "D.MYTERN. CVRE. 1610." - "M: IO: K/AV(DREN): FE: TORR(EC): F: 1647" - "F. TORR/1648".
Clocher : "Mre : A KAVDREN: RECTEVR/I: DANIEL CVRE. 1685. Y. PALVD. F." (Alain Keraudren, recteur de 1671 à 1713).
- "... N: LE/ ... YES/... FAB".
Porte : "LAN M Vc XXVII/FVT FONDE LA/CHAPELLE nre DAe ROC."

Inventaire mobilier :
- Maître-autel en tombeau galbé du XVIIIe siècle.
- Autel latéral en tombeau galbé avec retable à pavillon dépouillé de ses statuettes, XVIIe siècle.
- Chaire à prêcher avec abat-voix, sans sculptures, signée J. Keraudren, 1914-1915.
- Statues en bois polychrome : Christ en croix, deux Anges adorateurs, XVIIIe siècle
- Bateau ex-voto "Le Souvenir".

Patrimoine religieux de Camaret-sur-Mer

Eglise Saint Rémi

Chapelle ND de Rocamadour

Chapelle de Saint Julien

Calvaires

In hoc signo vinces



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