Histoires de submersions de Camaret - étang de Prat ar Pont

La mer vient sur les quais. Pas de houle ce jour là, pas de submersion...

Une ancienne zone humide poldérisée – l'étang de Prat ar Pont – est susceptible de concentrer les débordements des vagues du port de Camaret. L'étang a un estuaire large (loc'h) que la mer submerge naturellement à chaque marée haute. Les Camarétois marchent sur des pierres hautes et plates pour traverser cet estuaire vaseux. Sans cesse amélioré, le passage devient un sillon artificiel submergé par grandes marées mais en dehors des conditions extrêmes, les charrettes attelées passent sans encombre. En 1867, une digue est aménagée, elle sera graduellement surélevée et on lui incorporera une évacuation à clapet par le biais d'une écluse pour que le ruisseau de l'étang qui vient d'être comblé, puisse s'écouler encore. L'étang était poissonneux et le mouillage des barques était fiable mais les légumes manquent.

Le souhait de l'époque est d'assécher l'étang pour en faire des terrains cultivés plats (à partir de 1868-1869) ayant une terre riche proche du village. La culture maraichère est précieuse, les terres profondes sont rares dans la commune. Ensuite est venue l'urbanisation en dessous du niveau de la mer.

Le rempart actuel est le quai Kléber... Mais avec la surcote de la houle... La submersion reste possible. La municipalité s'est équipée de pompes depuis les années 1950 pour évacuer, si nécessaire, les eaux pluviales de cette zone basse qui pourrait être empêchée d'écoulement lors de coefficients de marée importants conjointement à une période de fortes pluies durables.

Depuis les conséquences de la tempête Xynthia du 28 février 2010, l'évaluation des risques majeurs est systématique sur le territoire français de sorte que Camaret-sur-Mer est répertoriée parmi les communes exposées aux submersions marines.

Les submersions marines sont connues depuis toujours à Camaret-sur-Mer mais les traces écrites, la mémoire des dates, sont plus récentes.

• 22 octobre 1820 : un fort coefficient de 109 aidé d'un très fort vent d'Ouest. L'étang est avalé par la mer et bien au delà de la zone humide habituelle.

Le quai Toudouze de 1842 suffit en général à protéger les maisons de pêcheurs, les conserveries et les débits de boissons. Un nouveau rang d'immeuble est construit en avant scène. Le niveau général est légèrement supérieur à celui de la mer. Une partie du port se sent à l'abri.

• "La tempête a causé ici de nombreux et sérieux dégâts. La mer était affreuse. Des lames énormes déferlaient sur les quais. Le bureau de la marine était envahi et entouré d’eau de tous côtés; la mer venait frapper contre les carreaux du bureau. Au Styvel et le long de la jetée Notre-Dame où de nombreux navires et bateaux étaient en réparation, le spectacle était lamentable. La houle du large, frappant la jetée, rebondissait à des hauteurs de 50 à 60 mètres pour retomber sur le terre-plein, d’où elle entrainait canots, bateaux et navires." La Dépêche de Brest 08 décembre 1896. La tempête du 4, 5, 6, décembre 1896 avait soufflé de Biarritz à Brest avec un fort vent du Sud-Ouest. Les baromètres indiquaient 715mm de mercure (953 hectopascals) avec des coefficients de marée de 94, 95, 92. Le sillon de Camaret était submergé par des gerbes d'eau de mer qui ouvrirent une "brèche" de dix mètres. A cette époque, il n'y avait pas d'enrochement.

Le quai du Styvel date de 1895. Le quai Vauban date de 1895.

• 9 janvier 1924 : une nouvelle dépression de 724 hPa, un vent de force 5, un coefficient de marée de 95, une terrible houle Ouest-Nord-Ouest. Un raz de marée submerge les quais, les ateliers et commerces sont inondés. Les chantiers navals sont saccagés. Le sillon est altéré de part en part. Le revêtement de la chaussée est emporté. La mer a couvert toutes les terres qui lui étaient accessibles dont l'ancien étang.

• 6 mars 1927 : coefficient de marée 115. La tempête emporte 15 mètres des quais.

• 23 mars 1928 : coefficient de marée 113. Des inondations importantes. L'étang reprend une certaine apparence provisoire. Les quartiers les plus bas sont inondés et donc les magasins de sardines principalement.

Le quai Kléber première version achevée en 1943.

Pendant plusieurs décennies les dégâts des tempêtes et submersions frappent d'abord le sillon qui inlassablement est réparé et enfin renforcé par un enrochement. Camaret en réchappe de justesse hormis le Styvel qui est criblé de galets régulièrement.

• 11 septembre 1998 : coefficient de marée de 90. La tempête pèse sur la mer qui déborde au quai Kléber. La surverse envahit le quartier et les zones les plus basses une nouvelle fois. Les caves d'un marchand de vins sont inondées.

• 10 et 11 mars 2008 : coefficient de marée de 106. Rafales à 150km/h au Toulinguet. Rapport de la mairie. Vague « scélérate » : écriture imagée du pic de marée avec une déferlante qui a débordé quai Kléber et s’est étalée vers le point bas de la ville (ancien marais), sans inonder à notre connaissance les maisons, car le phénomène a été limité dans la durée. Le magasin (à 100-150 mètres du quai) a eu de l’eau, mais tout était sur palettes. Et cela n’a pas porté à conséquence pour le magasin...

Les travaux de rehaussement du quai Kléber constituent une nouvelle étape de protection contre les submersions.

Manoir de Saint Pol Roux

Abri du marin

Auberge de jeunesse

Béziers conserverie

Cabanes noires de coaltar

Ecole du Lannic

Ecole du Kerloc'h

Grand hôtel des pois

Grand Magasin

Hôtel de France veuve le Goff

Hôtel de la Marine veuve Dorso

Hôtel Moderne

Maison d'armateur

Maison des mareyeurs

Rues de Reims, Dixmude, de la Marne

Place St Thomas

Réparation mécanique

Salle de Venise

Station service Purfina

Rue Georges Ancey

Villa André Antoine

Villa atelier Marcel Sauvaige

Villa Dirag ar Mor Gustave Toudouze

Villas maisons hôtels

Moulin à vent

Pont du Kerloc'h

Chantier naval

L'usine rouge

Pressage des piles de sardines



A la une :

L'évolution de l'usage de la voiture en presqu'île de Crozon.
La R.A.F. en mission sur la presqu'île en 1942 puis 1943 et enfin 1944.
Vestiges de guerre à identifier pour fins limiers !
La Feldkommandantur 752.
Les fruiteries de village.
Traitement administratif allemand des bombardements anglais et américains de la seconde guerre mondiale.
La chenille Psi spéciale ligne jaune continue et la Punaise grise toute de grisaille vêtue.
Ariane nous rappelle qu'elle est encore présente dans le Finistère.
Le tir à ricochets, tout un art !
De la flûte au porte-conteneurs...
Les fours à boulets de la presqu'île de Crozon.
L'hybridation des oies.
Membre de l'association des Vieilles Tiges pour l'éternité.
La sculpture de Georges Violet : St Pol Roux.
Une entreprise française participe au Mur de l'Atlantique
Rue de la Chalotais - Louis-René de Caradeuc de La Chalotais : tout sur l'affaire de Bretagne.
L'araignée Epeire diadème utile au jardin.
Un Caïman survole le port de Camaret !
Des étuis de calibre français 12.7mm : le reflet d'une réussite familiale industrielle.
Rallye Super - Casino - Leader Price - Aldi, la valse des enseignes.
Votre opinion : "Vivre en presqu'île de Crozon, trompe l'œil ou paradis ?"
CONTESTATION POPULAIRE : des traces de colère sur les murs !
L'affaire du cimetière déplacé.
Des champignons bien visibles : Lépiote et Coprin chevelu. Le Scléroderme commun nettement plus discret.
Le speed sail : le sport du vent et du sable.
L'abeille charpentière qui fait peur !
L'orge maritime, une céréale manquée !
Plantes invasives du littoral à leurs risques et périls
Liaisons maritimes.
La lunette à micromètre G de côte.
BCR Marne : retour en terre natale !
Les mouches et les hommes : vie commune impossible.
La Punaise arlequin qui adore se mettre en avant !
Le Cossus gâte-bois amoureux des vergers !
L'antipathique hanneton commun.
L'histoire des pompes à essence de la presqu'île de Crozon.
Le mauvais souvenir des marées noires en presqu'île.
Voie verte en cours de développement.
Le kiosque flottant avec sa baignoire !
La batterie de Beaufort, l'avant période Vaubanienne.
Le ruisseau de l'Aber et ses moulins à eau.
Départ des marins pêcheurs résistants vers l'Angleterre.
La Martre des pins, ex-nuisible, peine à traverser les routes.
Etape du Tour de France en presqu'île de Crozon. Les photos de la caravane publicitaire.
Pétroliers en rade Brest : les livreurs de votre carburant.
L'Oursin cœur ou Souris des mers.
Une borne à incendie, rien que des normes !
Un orchestre de la seconde guerre mondiale.
Souvenir de la naissance du gouffre du Cap de la Chèvre.
Le sablier Stellamaris.
Le Criocère du lys – Lilioceris Lilii – est un insecte invasif venu d'Asie.
L'ensemble des sites archéologiques militaires de la pointe de Cornouaille 17ème 18ème 19ème 20ème siècle.
La torpedobatterie de Cornouaille.
Poste de tir allemand des mines de la pointe de Cornouaille.
L'écaille lièvre, un poilu discret. Le Bombyx de la ronce, un velu bien visible.
La coccinelle à 7 points la bête à bon dieu, pourquoi un tel surnom ?
Les cabines téléphoniques des batteries de côte.
Pourquoi disons-nous "coucou" à des personnes de notre connaissance ?
L'érosion littorale, les routes côtières y passent.
En souvenir d'Auguste Dizerbo.
Tombe en fer forgé et fonte d'art en pleine révolution industrielle.
Les soldats inconnus des plages de Crozon.
Un visiteur de grande envergure, le Fou de bassan pêche à Landévennec.
Un petit papillon qui tend à se raréfier : l'Hespérie du faux buis.
Deux lignes de haute-tension pour la presqu'île !
Machine à traire Diabolo.
La voie romaine : la via rupta devenue route.
Recherche désespérément l'histoire de Kerédan en Telgruc !!!
La chute de l'Anglais à Lam Saoz.
Batailles navales à Camaret ! Sourdéac contre Fontenelle.
Les anciens ermitages les toponymes en Lan.
La monnaie de Postume en usage en presqu'île.
La position française de projecteur de marine de la batterie de Kerbonn.
La table de sacrifice de Pen-Hir.
La pointe du Guern / Tréboul une zone protégée ?!
Le chemin des ancres.
Les ulves tubuleuses aiment aussi l'azote !
Les fourches patibulaires de la presqu'île de Crozon.
Le camp romain du Kerloc'h.
La presqu'île de Crozon du temps où elle était une propriété privée : le comté de Crozon.
L'histoire d'une villae devenue village puis hameau : Luzéoc.
Précarité et délinquance, une affaire de classe sociale ou une affaire de famille ?
Navire école Panthère A749.
Pêche.
Le port du Fret.





Conversion données GPS

Une information, une demande :

© 2021