Troupes et légions étrangères de l'armée allemande de la seconde guerre mondiale

Un fait de l'histoire de la seconde guerre mondiale, au cœur de la presqu'île de Crozon : un camp de soldats étrangers de la légion musulmane caucasienne est construit à Tal ar Groas à côté de l'école. Des Azerbaïdjanais, des Tchétchènes... Ces derniers se sont engagés dans l'armée allemande (Wehrmacht) en 1943 afin de gagner leur indépendance face à l'occupation soviétique de la Tchétchénie. D'autres soldats étrangers se sont engagés pour la solde, pour fuir des poursuites judiciaires, par antisémitisme, par anti-bolchévisme, par intérêt pour le nazisme, par opportunismes divers et variés.

Le camp (lager) de Tal ar Groas est appelé « Lager Tirpitz » du nom du Großadmiral Alfred von Tirpitz fondateur de la Marine allemande moderne. Deux bataillons étrangers Grenadier-Regiment 898 allemand séjournent durant la guerre en ces lieux Ce régiment d'infanterie combattait dans la 266. Infanterie-Division avant son incorporation dans la 343. Infanterie-Division le 19 juillet 1943 . Ce cantonnement dessert ainsi les besoins en renforts humains les unités allemandes souvent occupées à surveiller la construction du mur de l'Atlantique :
• Le I./898e ost-bataillon (PC à Crozon du Haupmann Sählhoff) reste en place jusqu'à la fin de la guerre
• Le III./898e ost-bataillon (PC à Tal ar Groas puis Châteaulin du Major Burger) est transféré en Normandie après le débarquement allié par le biais d'un groupe de marche de combat multi-unités (Kampfgruppe) du commandant Rembach, ceci le 23 juin 1944.
L'état major du 898e Régiment d'infanterie – Grenadier Regiment 898 – est à Telgruc-sur-Mer sous le commandement de l'Oberst Richard Schwind.

En presqu'île entre 1943 et 1944, on estime le contingent des légions étrangères sous autorité allemande à 2500 soldats dont 1200 Russes et Caucasiens. Les Russes blancs sont tsaristes et s'entendent plus ou moins avec les autres nationalités qui ont toutes une aversion envers le communisme soviétique. Il faut compter les Arméniens, les Cosaques, les Tatars... Ces hommes ont été vite formés en Allemagne puis affectés au Mil.Behl Frankreich, à différents régiments composés d'étrangers mais encadrés par leur Verbindung Kommando – état-major de liaison – strictement allemand. Précaution d'usage, ces troupes auxiliaires se décomposent en bataillons – ost-bataillonen – et ne se retrouvent jamais en unités complètes, le commandement allemand n'a qu'une confiance relative en leur engagement et ceci d'autant plus quand le front de l'Est s'effrite devant l'armée rouge – armée communiste. Plus encore, les soldats Allemands les méprisent autant qu'ils les craignent, ils sont violents, alcoolisés, perpétuent des crimes et des agressions sexuelles sur la population. Au combat, ils sont agressifs mais manquent de persévérance. Ils sont considérés comme des soldats de second rang bons à jouer les gardes essentiellement, certaines unités pourchassent les résistants avec pour méthode la barbarie, ou alors ces hommes sont considérés comme de simples auxiliaires (hiwis) de troupe pour les tâches d'intendance et de ravitaillement.

Les troupes allemandes de la presqu'île de Crozon sont de plus en plus clairsemées à cause des transferts vers les zones de combats russes ou normandes alors il devient urgent de compléter les effectifs par des soldats étrangers.

Le Nord-Kaukasiches. Bataillon 800 dont les compagnies sont éparpillées dans le Finistère Sud en attente de mission depuis novembre 1943, est regroupé en presqu'île de Crozon à partir du 5 août 1944 et incorporé au Gr.Rgt.894 – grenadier-regiment 894 – de la 265. ID. La 265 division d'infanterie allemande est en déliquescence après le débarquement allié du 6 juin 1944 de sorte qu'une partie du Bataillon 800 est envoyée en renfort à Brest; parmi les soldats multi-ethniques, des Turcs. La 265. ID. avec de faibles effectifs subsistants n'est pas toujours relatée dans les rapports de l'époque.

La 343e division d'Infanterie – 343. Infanterie-Division – 343. ID – incorpore les troupes étrangères qui perdent leurs identifications d'origine.

• Le IV./OstBataillon II/mitte (PC à Plomodiern du Hauptmann Fink) s'insère au IV./Gren.Rgt.898 de la 343.ID. Ce bataillon est composé d'Ukrainiens et est positionné sur les côtes de la baie de Douarnenez jusqu'au Ménez-Hom. Dans la nuit du 31 juillet / 1 août 1944, une partie de la troupe se rend aux Américains de la Task force A après négociations et le restant se regroupe en presqu'île de Crozon n'accordant aucun crédit aux promesses américaines de préserver l'intégrité des prisonniers.
• Le IV./Ost. Btl.633 du Major Snizarewski cantonné dans la région Nord-Ouest de Brest rejoint le 30 juin 1944 la presqu'île de Crozon, ce sont des soldats Russes équipés d'armements russes de peu d'importance. Ils sont partie intégrante de la 343.ID.

Dans l'esprit de suspicion permanent à l'égard des soldats étrangers de la part de l'armée allemande, cette dernière a fait tourner ces troupes en les fractionnant parfois jusqu'à l'extrême. Certains groupes Russes, par exemple, ce sont rapprochés de la résistance, d'autres au contraire avaient une telle indépendance d'action, livrés à eux-mêmes, qu'ils erraient en presqu'île à la recherche de nourriture, d'alcool et de femmes. Ils appartenaient à des unités dissoutes et ignoraient leurs nouvelles affectations. L'armée régulière allemande les évitant, ces hommes n'étaient pas avares en sauvageries. Après la libération, certains seront arrêtés et remis aux autorités Russes qui les condamneront à mort.

Parmi les étrangers inattendus, des soldats Italiens de l'ancienne armée de Mussolini sont incorporés dans l'artillerie de marine à Brest mais ne semblent pas avoir été présents en presqu'île; des soldats français aux fonctions et rôles parfois douteux sont aussi enrôlés dans l'armée allemande au nombre de quelques centaines tout comme les Italiens. Ils sont affectés à la forteresse de Brest dont la presqu'île de Crozon en est la composante Sud. Officiellement, ils n'étaient pas armés et ne participaient pas aux combats... Il n'existe que peu de traces de leur devenir après la libération. Les autorités allemandes sont restées vagues dans les termes du descriptif des missions des soldats français : l'approvisionnement. Par quels moyens et quelles méthodes alors que la région est appauvrie ? De 1941 à 1944, des soldats Français anti-bolchéviques et ultra-nationalistes se sont engagés dans la Légion des volontaires français – LVF – pour devenir un régiment sous autorité allemande : Infanterie Regiment 638 apparemment non présent en la forteresse de Brest. En Bretagne, les soldats français collaborationnistes sont souvent des autonomistes Bretons voyant en la 5e Panzer Division nazie une force de libération. Ils ont espoir que la république bretonne soit enfin instituée.

Les uniformes portés par ces soldats sont allemands, ils arborent simplement un insigne distinctif rappelant leur légion d'origine et par voie de conséquence leur nationalité. Les légions étrangères de l'armée allemande comptent alors 427000 hommes



Destins de guerre

Qui a construit le Mur de l'Atlantique de la presqu'île de Crozon ?

19e RI & 118e RI

2e RAC & 3e RAP

13ème RIC

87e RIT

Sous -marin Germinal

Sous marins Naïade Q015 et Q124

Dixmude

Tahure

11 novembre

La Fronde

Débarquement d'Athènes

3 frères morts pendant la grande guerre

Croiseur Ernest Renan

Cuirassé Suffren

Croiseur cuirassé Kléber et sous-marin allemand UC-61

Le Bouclier

El Ksiba Maroc

Le Pluton

Le Sfax

Cuirassé Bretagne

Cargo le Granville

Camp de Watenstedt

Résistant 18 ans fusillé

25/26 août 1944 bombardement de Roscanvel

3 septembre 1944 bombardement de Telgruc

Mémorial de l'aéronautique

Le 248 RI 208ème compagnie et 5ème Bataillon en 1940

La bataille de l'Ailette le 5 et 6 juin 1940

Résistance à Camaret

Réseau Vengeance

bataillon de FTP - Franc-tireur-partisan

Commandant L'Herminier

L'Emigrant sous protection allemande

Tante Yvonne

Marcel Clédic

Maquis de Spezet

Jean Ménez

Départ des marins pêcheurs résistants vers l'Angleterre

Yves Lagatu

La Soizic

Bateaux de Camaret arraisonnés ou mitraillés par la Royal Navy et la RAF

La Suzanne-Renée - Réseaux d'évasions des pilotes Américains et Anglais de la WW2

La Croix de Pen-Hir

Rose Bruteller

Opération Rhubarb

Les bancs de brouillard

Morts pour la France

Soldats inconnus

Les tombes du Commonwealth de : Camaret - Crozon - Lanvéoc - Roscanvel

Les forces américaines de la libération de Brest et Crozon

3rd Division Air Force

Task force (A et B)

Les forces allemandes lors de la libération de Brest et Crozon

Les légions étrangères allemandes présentes en Crozon

2. Tactical Air Force RAF

Gardien de batterie

Pilote aviateur Gaston Beven

Officier mécanicien Capitaine Jean Tassa

Guy Eder de la Fontenelle

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FORTS FORTIFICATIONS BATTERIES DE COTE AVANT 1939

BUNKERS - MUR DE L'ATLANTIQUE 1940-1944

APRES 1945



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