Louis Prucser moine résistant juste économat de l'école Jeanne d'Arc

Dès l'entrée en guerre, en 1939, le frère mariste Louis Prucser d'origine hongroise mais résidant en Lorraine décide de quitter la France pour éviter d'être incorporé dans les troupes allemandes. Il rejoint une communauté religieuse en Hongrie et participe à l'expansion d'une école franco-hongroise à Budapest du nom de Champagnat (création en 1928) qui était le patronyme du fondateur des frères maristes. F Louis Prucser en devient le directeur et parvient à faire construire un internat.

En janvier 1943, Louis Prucser s'engage dans la France Libre au grade P1.

Le 19 mars 1944, l'ordre nazi règne en Hongrie avec la complicité du gouvernement hongrois. Le 15 octobre 1944, le mouvement fasciste des Croix-Fléchées prend le pouvoir et organise la chasse aux juifs autorisant le meurtre. Exactions, déportations, tout est avalisé par l'administration.

Sous l'impulsion de Louis Prucser, les huit frères maristes accueillent environ 70 juifs dans leur monastère à Pest-Pilis-Solt-Kiskun à Budapest. F Louis Prucser explique à sa communauté : "Si on vient arrêter les réfugiés, nous irons en prison avec eux."

Une dénonciation datant du 19 ou 22 décembre 1944 (selon les sources) fait déferler les autorités allemandes dans le monastère pour procéder à des arrestations. De nombreux réfugiés sont confiés à la Croix rouge suédoise car il semblerait que les soldats Allemands n'aient pas compris qu'il s'agissait de juifs.

Les moines sont arrêtés maltraités voire torturés à la prison de Fo-Utca à Buda. Ceux-ci sont transférés au ministère de l'Intérieur Hongrois pour de nouveaux interrogatoires et fort heureusement un incendie se déclare dans le bâtiment, les geôliers s'enfuient. Les huit frères maristes : Louis Prucser, François Angyal (dit Ferenc), Jean-Baptiste Bonetbeltz, Bernard Clerc, Ferdinand Fischer, Alexandre Hegedüs (dit frère Joseph), Albert Pfleger, Ladislas Pingiczer (dit Laszlo) sont saufs.

Louis Prucser devient l'économat de l'école Jeanne d'Arc en Crozon et grâce à ses qualités de gestionnaire, il met à flot les finances de l'établissement quand les frères maristes prennent en charge le développement de l'école.

Le moine résistant Louis Prucser s'éteint le 14 mai 1975 à Crozon.

Le 26 février 1981,Yad Vashem a décerné au Frère Louis Prucser (1898 Szekszárd en Hongrie - 1975) le titre de Juste des Nations.

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