Profession lucrative des roturiers : maître des barques

L'inscription de 1618 concerne C. TANIOU, maître des barques, le possesseur d'une maison construite à cette date (actuellement rue St Pol Roux en Roscanvel). La famille Taniou était rayonnante alors et fut l'une des propriétaires du manoir de Lodöen en Roscanvel par le mariage avec la famille Harvel (initiatrice du manoir).

Qu'il n'y ait pas de méprise, être maître des barques équivaut au statut de commandant de navire de la marine marchande aujourd'hui. Cette appellation était d'ailleurs essentiellement bretonne. Le choix du mot barque indiquait simplement que le navire était de taille raisonnable - type sloop pour la plupart - car pour des questions de maniabilité sur une aussi petite distance maritime entre le port de Brest et celui de Roscanvel, il était préférable de naviguer au plus juste et d'échouer au plus aisé.

Le statut de maître de barques débouchait sur celui d'armateur pour les marins enrichis qui savaient faire fructifier l'avantage d'exclusivité par relations, voire mariages bien choisis et favorisait ainsi l'achat d'une flottille marchande, ce qui fut le cas du Sieur Taniou. Le transport de marchandises était civil mais aussi militaire puisque Roscanvel était une place de défense en soutien au port de Brest.

Ultime degré d'ascension dans la profession du cabotage, le titre de pilote du roi accessible à la roture. Ce privilège tant envié assurait la primauté incontestable des transports maritimes sur une zone déterminée irrévocable. Un poste que Louis le Mignon, ancien notaire, descendant par sa mère de la famille Taniou, a occupé au 18ème siècle en une période de forte concurrence entre caboteurs locaux et régionaux. Un titre administratif qui débouchait, pour qui savait servir les intérêts de la couronne, sur un titre de petite noblesse parfois.

Rares étaient les activités profitables qui échappaient aux seigneurs locaux garants d'une hiérarchie féodale extrêmement vigilante quant à l'enrichissement des roturiers soucieux de leur bourgeoisie et peu enclin à la soumission envers une noblesse pas toujours argentée. Une noblesse de terre dont les revenus étaient modiques. Le croisement des intérêts familiaux occasionnaient des rapprochements mais en dehors de cela de fortes hostilités persistaient de génération en génération jusqu'à ce que la révolution française fasse définitivement décliner la noblesse au profit de la bourgeoisie entrepreneuriale qui "régnait" en Crozon et en Camaret.

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