28ème Régiment d'Infanterie de la 8ème Division d'Infanterie de l'armée américaine

Cette petite parcelle de terrain est américaine. Elle a été donnée à la municipalité de Lanvéoc par le propriétaire des terres voisines qui est lui même un ancien combattant. La Mairie céda ces quelques m² à l'administration des Etats-Unis afin d'y ériger la stèle.

28th Infantry Regiment, 8th Infantry Division.

Le 28ème Régiment d'Infanterie de la 8ème Division de l'armée américaine débarque à Omaha Beach le 4 Juillet 1944.
Le premier combat aura lieu dans les alentours de Cherbourg en Normandie.
Le régiment poursuit l'anéantissement des poches de résistance de l'armée allemande à Coutances, Rennes, Dinard jusqu'à Brest.
Le 25 août, le 28ème régiment entre en confrontation dans la ville de Brest. Les combats sont rudes. Le 8 septembre, les combats se portent sur les fortifications brestoises. Avant même la reddition des Allemands (le 18 septembre), les 1er, 2ème, 3ème Bataillons du 28ème régiment d'infanterie   de la 8ème Division d'Infanterie est envoyé sur la Presqu'île de Crozon avec un accompagnement d'artillerie mobile. 1500 soldats Américains fatigués par la bataille de Brest vont être confrontés à 6000 soldats Allemands lourdement équipés. La ligne Saint Efflez - Tal ar Groas est un point de contact violent.

Depuis le 2 septembre 1944, et malgré la tragédie du bombardement du 3 septembre 1944, l'avant garde américaine la Task Force A, sous le commandement du général de brigade Herbert L. Earnest, aidée de la résistance, a verrouillé l'Est de la presqu'île de Crozon. Quelques tentatives allemandes de fuite par la côte Sud vers Plomodiern sont réprimées par les FFI/FFL. La Task Force se met à la disposition du 28ème d'Infanterie lui-même soutenu par un Bataillon de la 45ème Brigade d'Artillerie mobile pour se diriger vers Lanvéoc et sa base occupée. Les Américains s'attendent à des combats aussi sanglants qu'à Brest.

Le plan d’action du régiment, commandé par le colonel Kenneth E. Anderson, prévoit que l’attaque soit menée par son 3ème Bataillon en tête, suivi du 1er et du 2ème, le tout appuyé par des chars Sherman M4, des chasseurs de chars Destroyer M10 (15ème groupe motorisé d'artillerie – Task Force), une compagnie de mortiers de 4,2 et de l'artillerie mobile composée d'obusiers de 105 mm - howitzer 105mm (bataillon de la 45ème Brigade d'Artillerie) et d'obusiers de 155 mm - howitzer 155mm (compagnie d'artillerie du 28ème Régiment d'Infanterie).

Le 14 septembre la mise en place des troupes. Le 3ème Bataillon commence à s’infiltrer jusqu'à la ligne d'engagement, suivi du 1er Bataillon, le 2ème Bataillon restant en réserve. À 8 heures, le 3ème Bataillon a progressé après un terrible tir de barrage d'artillerie effectué par l'artillerie et les mortiers américains. Au commencement, très peu de résistances ont été rencontrées, à l’exception de quelques rafales d'armes légères.

A 10 heures, le 3ème Bataillon essuie une réplique de l'artillerie allemande qui provient de différentes batteries disséminées sur la presqu'île occupée (batteries du Cap de la Chèvre, batteries de l'armée de terre des bunkers 669) avec de surcroît les tirs de mortiers de proximité. Il devient difficile d'avancer. Le chef de corps du 28ème étale ses forces en largeur et positionne le 1er Bataillon sur la droite du 3ème. Cet étalement occasionne quelques pertes américaines et fait les premiers prisonniers Allemands. Vers 19 heures, le 3ème Bataillon "s'enterre" devant Saint Efflez pour y passer la nuit.

Le 15 septembre au matin, les Allemands reprennent les tirs d'artilleries dont des obus chimiques. Le 3ème Bataillon avance vers 9h30 et perd des hommes du rang et des officiers. Lorsque le dernier officier commandant la compagnie L, le lieutenant John O. Gawne est touché (obtient la Bronze Star le 9 octobre 1944), le sergent Charles E. Ballance réorganise la compagnie et en prend le commandement ce qui évite de reculer. Il sera tué par un sniper le lendemain. Tout semble piétiner, toute la journée. Rien n'est décisif, il y a des morts dans les deux camps.

Le 16 septembre, le 1er Bataillon grignote du terrain et fait tomber des nids de mitrailleuses un à un. La progression est lente et constante, il semblerait que certains soldats Allemands soient moins enclins à mourir au combat. Des prisonniers sont évacués dans un flux continu. Par contre côté 3ème Bataillon, le blocage est complet. Les vallons de Saint Efflez paraissent infranchissables. L'artillerie du 45ème est requise pour des tirs sur le point de résistance germanique. Les Allemands évacuent discrètement et contre-attaque le 1er Bataillon qui est persuadé que le plus difficile est enfin accompli. Jusqu'à minuit, la lutte est acharnée puis s'interrompe. Entre-temps le 3ème Bataillon a pu se dégager et avancer en faisant 148 prisonniers. Une carte allemande stratégique de repli est trouvée. Elle indique le plan du dispositif de défense allemand qui s’avérera exact dès le lendemain.

Le 17 septembre à 13 heures, le 1er bataillon est à Lanvéoc. La commune est libérée mais le bataillon poursuit sa route et se terre à la côte 73 pour y passer la nuit. Le terrain qui sépare les deux bataillons est couvert par une unité d'accompagnement, le 8ème peloton de reconnaissance (8th Recon Troop du 8ème corps d'armée) afin d'éviter que l'armée allemande ne reprenne position dans cet espace.

140 morts ou blessés Américains et 400 prisonniers au soir du 17.

Le 18 au matin, l'attaque se poursuit, le 8ème Recon en tête ainsi que les 1er, 2ème et 3ème bataillons mais cette fois, aucune opposition n'est détectée. La ligne de défense allemande s'est effondrée.

De nouvelles troupes américaines se joignent au dispositif : les 13ème et 121ème d'infanterie, ainsi qu'un bataillon du 2ème Rangers... La progression est désormais irrésistible. Les combats sont sporadiques.

Le 21 septembre, le 28ème régiment d'infanterie est regroupé à Landerneau pour être directement envoyé au front au Luxembourg (le 30 septembre 1944) après 5 jours festifs et de repos.

La stèle de Saint Efflez, demandée par l'armée Américaine, fut élevée en 2003... Aujourd'hui, le champ de bataille est une terre cultivée...

Commémoration de la Libération de Saint Efflez le 16 septembre 1944

L'élève officier américain Eric Swanson représente en cet instant les troupes américaines du passé. Ses frères d'armes, en 1944, se battaient sur ce même sol. Ils avaient son âge.

La présence Allemande est importante sur la Presqu'île de Crozon. 3500 soldats Allemands ont verrouillé toute la côte et l'intérieur des terres. Nous sommes le 14 et 15 septembre 1944 à Saint Efflez. La ligne de défense allemande commence là et descend plus au Sud. A L'Est de cette ligne et ceci jusqu'au Menez-Hom des FFI avec une aide de l'armée américaine, ont libéré, début septembre, la campagne du Ménez-Hom. L'armée allemande retranchée autour de Crozon attend une attaque des troupes alliées. Ils ne peuvent fuir. Devant eux l'armée américaine, derrière eux l'océan.

L'armée américaine approche en sous nombre, fatiguée des combats de Brest. Le 28ème Régiment d'Infanterie de la 8ème Division de l'armée américaine vient de Normandie. La mission consiste à enfoncer cette ligne de défense allemande pour libérer l'Ouest de la Presqu'île. Les premiers accrochages avec les soldats allemands sont catastrophiques. Des soldats américains tombent et meurent ou sont blessés. La résistance allemande surprend l'état major américain.

Le 16 septembre, le brouillard est dense. Un groupe de soldats américains attaque un nid de mitrailleuses allemandes à la grenade. Enfin un succès. Les américains s'emparent d'une mitrailleuse et font feu sur les allemands qui ne comprennent pas ce qui se passe. La ligne craque. St Efflez est libéré...

Une stèle à Saint Efflez commémore le courage des soldats américains.

Présence des associations des anciens combattants.

Dépôt de gerbe par le Maire de Lanvéoc et d'un élève officier Américain.

Recueillement - la sonnerie aux morts résonne.

Des élèves de Lanvéoc chantent des couplets de la Marseillaise en l'honneur des soldats américains morts au combat.

Le Maire de Lanvéoc explique aux élèves le sacrifice des soldats Américains pour sauvegarder la Liberté... Leur Liberté d'aujourd'hui.

L'armée Française représentée par les militaires de L'Ecole Navale de Lanvéoc-Poulmic

Cet ancien combattant était un enfant en 1944. De quoi se souvient-il ? Du bruit des armes ? De sa peur de l'occupation ?
A un ami qui lui demandait comment il allait en ce jour de commémoration il répondra : "Puisque nous sommes là, nous allons bien !"


Cette photo, ci-dessus, représente le devoir de mémoire entre ce jeune officier Américain et ce passionné d'histoire. Ni l'un, ni l'autre n'ont connu cette guerre 39-45. Pourtant, ce français montre sa collection personnelle de photos de l'armée américaine libérant la Presqu'île de Crozon. Se souvenir ensemble...

L'officier Américain Eric Swanson.
Il représentait en ce jour de commémoration, le grand espoir et le grand sacrifice de l'armée américaine venue sauver la France du chaos nazi.
Merci à vos aïeux...



Mur de l'Atlantique

Saint Efflez

Capitulation

Abris de Kersiguenou

Appontement pte des Espagnols

Batterie antiaérienne de Cornouaille

Batterie antiaérienne pte des Espagnols

Pourjoint

Cap de la Chèvre

Gouin

Petit Gouin

Aber

Bunker 669

Bunker 638

Bunker 621

Portes et créneaux de bunker

Blockhauss Crozon

Goulien

Infirmerie Crozon

Kergalet

La Palue

Penaros

Kerloch

Morgat

Pointe du Menhir

Porte de Crozon

Rulianec

Telgruc

Les caissons du Fret

Canon 164.7mm

Canon de 95mm

Vestige de canon

Cantine allemande

Cartouche 12.7mm

Duc d'albe de Lanvéoc

Encuvement 2cm flak

Encuvement fl243a

Pointe Robert

Baril

Mkb Kerbonn

Moulins de Kerret

Munitions historiques

Piquets

Poutrelles

Stutzpunkt de Roscanvel

Tetraedre



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