Batterie de Kerviniou

Positionnement initial de la batterie sous Vauban sur un relevé de cadastre de 1840. Le drapeau symbolise un signal sémaphorique.

Usine électrique de seconde génération pour une alimentation de la batterie et du projecteur. La machinerie se trouvait dans la partie droite et une pièce de vie se situait sur la partie gauche. Une pièce centrale et un couloir permettaient une certaine insonorisation. Le toit plat récupère les eaux de pluie pour une citerne à proximité.

La machine génératrice de courant électrique était fixée sur le piédestal en béton.

Plan de l'usine électrique. 16m x 5.50m. Modèle standardisé.

Les deux premières portes appartiennent à un bâti léger de deux pièces qui selon la plupart des sources est souvent affecté au rôle de magasin, parfois la petite pièce est dédiée à un commandement secondaire. Ensuite, le mur habille la falaise. Enfin la porte et le mur gris en béton appartiennent à la soute à munitions pour le stockage des obus non chargés. Le chemin, plus large par le passé, disposait d'une voie ferrée métrique pour porter dans des wagonnets les obus de 24cm vers le magasin sous roc des poudres et l'atelier de chargement plus loin au Nord avant de revenir vers le service des 4 canons de 240mm modèle 1870-87 sur affûts 1888 PC.

Le parapet en moellons, maçonnerie et briques rouges d'un canon. Aucune protection aérienne, l'aviation n'existe pas encore... Les autres parapets sont sous une végétation épaisse.

La cloche en béton gauche est l'accès du magasin sous roc (1891) des poudres et de l'atelier d'assemblage des munitions. La cloche à droite est l'issue du monte-charge des minutions prêtes à l'emploi qui retrouvent la voie ferrée et reviennent servir les canons.

Escalier sous roc du magasin des poudres.

Salle des poudres. Une tôle courbe habillait le plafond et échappait l'eau de suintement vers les rigoles au sol sur le périmètre de la surface. En fond, un couloir de distribution pour le monte-charge et une salle d'assemblage en dernier. Une section d'escalier du monte charge contre le mur.

Les obus chargés et réglés attendaient dans une petite pièce équipée de racks de stockage. Manipulation par suspension sur rail.





Les gonds des portes séparatives sont en bronze pour éviter la moindre étincelle dans le magasin à poudres explosives.

Créneau à lampe, l'éclairage des soutes à munitions.

Colonne du monte-charge pour extraire les obus prêts à l'emploi.

Empreinte du treuil manuel dans la pièce de desserte de l'escalier d'entrée. Une position identique dans chaque soute à cette période. Les murs sont blanchis pour détecter d'éventuelles traces de poudre.

Plan du magasin des poudres sous roc.

En contrebas de la batterie haute, à gauche, le poste de télémétrie de type Audouard dans un premier temps puis à la construction de la casemate du projecteur de 90 cm sur rail (vers 1910), le poste de télémétrie de Kerviniou est devenu aussi le poste de commande du projecteur.

Le choix d'implantation de la batterie de Kerviniou date de la période des fortifications de Vauban qui fait installer celle-ci en bas de la falaise sur un terrassement sommaire. La batterie basse d'alors perçoit 4 canons de marine de 24 livres et deux mortiers (10 et 12 pouces).

La puissance des canons ayant considérablement augmenté, dans les années 1855 environ, l'ancienne batterie est abandonnée pour être renouvelée en haut de la falaise avec 2 canons de 30 et 2 obusiers de 22 en fer.

Des obus explosifs nouvellement sont introduits dans les stratégies militaires, la batterie devient trop exposée ainsi. Une « rue des remparts » creusée dans la roche en contrebas du niveau naturel du sol permet de construire une batterie moderne pour l'époque, complètement conforme à toutes les directives militaires d'alors. Les travaux normalisés (constructions sur plans administratifs côtés) seront entamés en 1882 et s'achèveront par l'ultime modernité qui consiste à installer un projecteur sous casemate au ras des flots avant la première guerre mondiale.

Les logements, le lavoir, laissent à penser que la batterie se voulait autonome. Les batteries d'importance avaient un casernement à l'écart.

Cette guerre réclame le versement des 4 pièces de 240mm Schneider sur le front de l'Est.

La batterie de Kerviniou ne sera plus jamais équipée et sera bombardée lors de la seconde guerre mondiale.

La soute à munitions de surface dispose d'un toit en béton armé d'1.50m d'épaisseur, ce qui est une nouveauté dans les batteries françaises mais nécessaire face aux obus torpille de l'ennemi. Date de construction : 1898.

Les munitions de 162 kg chacune sont suspendues à des rails de déplacement au plafond.

Vestige d'une citerne d'eau de récupération juste au Nord de l'usine électrique.

Vestige d'une embase d'un mât à pavillon pour signaux de marine.

Point d'eau douce, accessoirement lavoir mais aussi et surtout réserve pour l'usage des canons et leur entretien.

Une des attaches de fixation d'un affût sur son pas-de-tir.

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