Sémaphore Télégraphe électrique TSF...



Le sémaphore du Toulinguet actuellement.

Le sémaphore du Toulinguet portait aussi le nom de "Signal de Penhoat" dont voici les ruines attenantes. Le sémaphore est tenu par deux guetteurs qui se relaient. En 1866, par exemple, les familles Morvan (Yves) et Hugot (Hervé-Marie) y travaillent, les épouses sont respectivement sage-femme et cultivatrice.

Le corps de garde du sémaphore du Toulinguet appelé "Maison du conseil".

La surveillance côtière, au travers les siècles, par les militaires et ceci contre les possibles invasions ennemies, a nécessité des moyens techniques importants.

Les premiers signaux du 17ème siècle se font à l'aide de feux côtiers et de coups de canon. L'information transmise est sommaire mais utile.

Ensuite au 18ème siècle, il est décidé de construire des corps-de-gardes, petits bâtiments normés permettant à des veilleurs ou guetteurs de vivre sur place en permanence afin d'agir sur les feux de communication. Progressivement l'idée de faire circuler et d'étoffer l'information encourage les autorités à implanter des poteaux à distance régulière sur la côte. C'est ainsi que la presqu'île de Crozon se voit équipée de corps-de-gardes et de mâts à pavillons aux Pointes des Espagnols, de Cornouaille, Tremet, du Gouin, de Pen Hir et cap de la Chèvre.

Grâce à des cordages (drisses) des pavillons sont hissés sur le mât à signaux. La combinaison des couleurs et des hauteurs constitue le contenu du message.

Le mât s'étoffe de bras rigides articulés - le système sémaphorique de Claude Challe (105 signaux) en vigueur relie Brest à Paris en 1799 mais ne va pas concerner la côte.

Les premiers modèles de côte sont de la conception de l'officier d'artillerie Charles Depillon qui permettent d'émettre 301 signaux reconnus par la marine, 1849 signaux autorisés, 582 autres interdits pour cause de confuion possible. Ces sémaphores seront généralisés juste après sa mort en 1805 et seront considérés comme opérants durant plusieurs décennies. Seul le bâti va être entièrement repensé à partir de 1861 pour accueillir les électro-sémaphores.

La décision suivante insiste sur le fait qu'il faut protéger les guetteurs des intrusions ennemies et des curiosités ou distractions locales. La maison de guet est renforcée par un mur d'enceinte. Le système a encore ses limites, les transmissions visuelles occasionnent des erreurs. Le brouillard empêche les transmissions. L'isolement des guetteurs fait qu'ils ne sont pas forcément fiables. Le temps est très long à scruter l'horizon côté mer et côté côtier pour voir si un message est en attente sur le mât du voisinage. Certes, en cas d'urgence, on fait tonner un canon pour éveiller l'attention des guetteurs suivants. Les mâts à pavillons sont néanmoins conservés pour communiquer avec les navires du large mais la communication côtière est désormais basée sur le télégraphe électrique avant que la TSF n'entre en jeu au début du 20ème siècle... La télégraphie sans fil fait fleurir sur la côte des antennes métalliques géantes...

Aujourd'hui, il ne subsiste que peu de traces de cette intense activité de surveillance côtière. Quelques vestiges des fondations, un bâtiment en ruine ici ou là... Des bâtiments ont été détruits à l'arrivée allemande lors de la seconde guerre mondiale, dès les premières minutes en ce qui concerne le sémaphore de la pointe de Penhir. Dans ce cas ce fut les guetteurs qui in-extremis sabotèrent le site alors que la troupe motorisée posait un pied à terre.

Subsiste deux sémaphores modernes l'un au Cap de la Chèvre et l'autre à la pointe du Toulinguet. La surveillance maritime et météorologique se poursuit... Le métier de guetteur est encore au goût du jour, seuls les moyens techniques de surveillance ont évolué.



La défense côtière avant 1939

Cam 59

Télémètre Audouard

Bataille de Trez Rouz

Batteries : Basse de Cornouaille - Haute de Cornouaille - Trez Rouz - Capucins - Kerbonn - Kerviniou - Pen-Hir - Tremet - Ty-Du - Stiff - Haute Pointe des Espagnols - Petit Gouin - Sud des Capucins - Batterie de rupture ou bombardement - Batteries haute et basse du Kador (Beg ar Gador - Morgat)

Camp Sanitaire des capucins

Casernement de la pointe des Espagnols

Casernement de Lagatjar

Corps de Garde 1846 : Aber - Camaret - Kador - Postolonnec - Roscanvel - Rulianec

Réduit de Kerbonn

Tours modèle 1811

Borne

Créneau à lampe

Les forts : Fraternité - Landaoudec - Lanvéoc - Toulinguet

Fort Robert

Ilot du Diable

Lignes de Quélern Ouest

Mât à pavillon

Niche pareclats

Pointe des Espagnols - Ligue

Postes de Douane

Poste d'inflammation des torpilles

Poudrière de Quelern

Sémaphore

Station TSF Roscanvel

Canon de 95mm Lahitolle



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Démolition de la chapelle de Morgat.
Les batteries haute et basse du Kador en Morgat.



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