Magasin à poudre modèle 1848 des Lignes de Quélern

Une ouverture haute sur chaque pignon. Ces deux fenêtres de ventilation contribuent au renouvellement d'air du premier étage du magasin à poudre.

4 sorties d'évent sur chaque façade pour une circulation de l'air optimale et éviter l'accumulation d'humidité dans les pièces de stockage des caisses de poudre noire.

Un volet d'évent encore fonctionnel.

Plan simplifié du magasin à poudre modèle 1848 disposant d'un étage en plancher de bois accessible par un seul escalier de bois avec ses murs de deux mètres d'épaisseur percés par des évents en baïonnette (2 coudes opposés en angle droit) pour ventiler sans que quiconque puisse envoyer un projectile destructeur. Les soldats marchent sur du bois avec des sabots non cloutés. Les caisses de poudre sont entassées en deux alignements parallèles.

Grand bâtiment à l'écart, une ancienne poudrière du 19ème siècle, ceinte d'un mur haut, semble défier parfaitement le temps. Ce n'est pas un exemplaire unique mais un énième magasin à poudre imposé par des recommandations des hautes instances militaires le 19 mars 1848. Dans les mois qui suivirent, "toute" la France s'est vue en chantier pour réaliser le modèle 1848.

La partie Est des lignes fortifiées de Quélern avec la porte dite de «Roscanvel» est toute proche. L'armée française au cours de sa présence défensive devait être fournie en permanence par des poudres afin d'alimenter mortiers et canons pour défendre la muraille des lignes de Quélern. Ce robuste bâtiment militaire dont les murs sont très épais est vite devenu une incongruité face à la révolution des obus explosifs. Un seul d'entre-eux impactant le toit à deux pans et ce fut un feu d'artifice mortel dans les parages et la déconvenue d'une activité militaire dépourvue de capacité de mise à feu.

Cette poudrière fait donc partie de la dernière génération des sites militaires sensibles de plein air. Désormais tout va être enterré, souvent profondément, avec le béton armé pour allié. Petit détail, au dessus du fronton de l'unique porte d'accès du magasin à poudre, une plaque porte la mention de «Bt 01» (Bâtiment 01)...

48° 17' 53.59" N
4° 33' 29.84" O



La défense côtière avant 1939

Cam 59

Télémètre Audouard

Bataille de Trez Rouz

Batteries : Basse de Cornouaille - Haute de Cornouaille - Trez Rouz - Capucins - Kerbonn - Kerviniou - Pen-Hir - Tremet - Ty-Du - Stiff - Haute Pointe des Espagnols - Petit Gouin - Sud des Capucins - Batterie de rupture ou bombardement - Batteries haute et basse du Kador (Beg ar Gador - Morgat)

Camp Sanitaire des capucins

Casernement de la pointe des Espagnols

Casernement de Lagatjar

Corps de Garde 1846 : Aber - Camaret - Kador - Postolonnec - Roscanvel - Rulianec

Réduit de Kerbonn

Tours modèle 1811

Borne

Créneau à lampe

Les forts : Fraternité - Landaoudec - Lanvéoc - Toulinguet

Fort Robert

Ilot du Diable

Lignes de Quélern Ouest

Mât à pavillon

Niche pareclats

Pointe des Espagnols - Ligue

Postes de Douane

Poste d'inflammation des torpilles

Poudrière de Quelern

Sémaphore

Station TSF Roscanvel

Canon de 95mm Lahitolle

Abri du champ de tir de l'Anse de Dinan



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