L'évolution de la défense côtière à Pen-hir - Daouët


L'évolution de la défense côtière à Pen-hir - Daouët

Le sémaphore visible (fin 19ème siècle) sur les hauteurs occupait la place des très anciennes batteries côtières (17ème 18 et début 19ème siècle) et de leur mât à pavillon (simple flamme fin 18ème). Le rocher du Grand Daouët suit l'alignement de la pointe de Pen-Hir et commence les Tas de Pois.

En rouge, les talus de renfort des batteries de deux canons. L'implantation des canons commence à droite (Est) vers la gauche (Ouest) au fur et à mesure des aménagements. Le point noir le plus à gauche est un obusier de 12 orienté côte (Sud). Le pavillon bleu est le mât sémaphorique à flamme. A sa droite le corps de garde. A droite de la batterie Ouest, la poudrière.

Les batteries se situaient à l'extrême pointe (fin de route sur la photo). La batterie de Kerbonn est à droite de la plage du Toulinguet en haut.

La presqu'île de Crozon s'est toujours tenue sur la défensive grâce à des batteries côtières d'artillerie souvent inefficace donc purement dissuasive.

La pointe de Pen-Hir dont il subsiste quelques fondations affleurantes du poste sémaphorique du 19ème siècle avait connu un aménagement typique des batteries de l'époque avec des canons masqués par des talus de terre, un magasin de poudre – petite bâtisse en pierre pour maintenir les poudres au sec, ainsi qu'un corps de garde pour loger les artilleurs en service et susceptible d'être un point de défense lors d'une attaque terrestre.

En 1818 : 2 batteries de 2 canons.
En 1830 : 3 ou 4 batteries de 2 canons – cela varie selon les menaces géopolitiques.
En 1841 : projet de 5 batteries de 2 canons. Une commission des côtes cherche à renforcer cette batterie et par esprit d'économie propose de supprimer une batterie voisine, celle de Penhoat (aujourd'hui Kerbonn). Trois ans plus tard une certification administrative du comité des fortifications (1844) est actée mais ne sera jamais appliquée.
En 1858 : Une seule batterie de 2 canons de 30 en fonte et 2 obusiers de 22 en fer (armement conventionnel de l'époque). La batterie est déclassée en point de défense de 2ème catégorie, tout l'inverse de ce qui était projeté précédemment. La batterie de Kerbonn va devenir une pièce maîtresse de la défense côtière.

La batterie de Pen-Hir appelée aussi batterie du Daouët (nom d'un des rocher du Tas de Pois) disposait aussi d'un mât à pavillon et en certaine période d'un obusier de 12 orienté vers l'anse de Dinan pour éviter le mouillage d'un navire ennemi et ceci pour soutenir la batterie de Penn ar Yeun dont il ne reste rien depuis longtemps.

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