Camp sanitaire militaire du Fort des Capucins

Plan du camp sanitaire du Fort des Capucins : douches 1, salle des lavabos et éviers 2, corps de chauffe 3, toilettes 4, cuve d'eau 5.

1- fort. 2- camp sanitaire.

Vue aérienne du camp sanitaire.

Lessive à gauche, toilette à droite. Salle principale.

Le bac en premier plan recevait l'eau propre qui par débordement, par l'encoche, alimentait le reste du bassin du lavoir dans lequel 16 soldats environ lavaient leurs uniformes, linges de corps... Une fois le lavage effectué, il était rincé dans le bac du premier plan.



Vestiaire des douches.

Les douches.

Deux wc à la turque. La cloison séparatrice est détruite. Chaque wc était fermé par une porte en bois.

Les deux autres toilettes.

Le regard de la cuve.

Le fond de la cuve avec les fourreaux métalliques d'alimentation et sortie d'eau.

La corniche de récupération d'eau.

Les vestiges de ce qui pourrait être un foyer pour l'eau chaude.

Sur la Pointe de Roscanvel en Presqu'île de Crozon, les installations militaires de toutes les époques semblent se «superposer», les batteries côtières et les forts sont si nombreux... Les installations militaires d'importance bénéficaient de bâtiments d'intendance et autres. Dans le cas présent, le camp sanitaire du Fort des Capucins avait pour fonction exclusive d'offrir les conditions suffisantes d'hygiène aux soldats de l'artillerie de marine présents sur site. Les baraquements de la troupe ne semblent pas avoir laissé de traces par contre le bâti sanitaire de la fin du 19ème siècle ou du début du 20ème est bien conservé. Du Nord au Sud, voici la nomenclature du camp :
1- Une citerne hors-sol couchée en béton pour éviter que quelqu'un ne tombe dedans et ne puisse en sortir. Cela suppose que cette citerne cylindrique de 9m3 environ ait été déplacée de son point d'origine. Etait-ce un château d'eau démoli ?
2- Un bâtiment surélevé d'un mètre environ par rapport au niveau du sol et ceci pour deux fois deux toilettes à la turque accessibles par quelques marches. Les eaux usées devaient être récupérées dans une baille de marine (grande bassine à tout faire) à chaque wc. Les corvées de nettoyage devaient être quotidiennes.
3- Une petite maçonnerie qui pourrait avoir été un corps de chauffe. Possiblement un foyer avec un feu sous une citerne métallique par exemple... L'eau chaude autant pour se laver que pour faire la lessive ne paraissait pas superflue. Cela reste néanmoins à confirmer.
4- Le plus grand édifice était composé de douches et d'un vestiaire vraisemblablement. Les eaux usées coulaient aux sols et quittaient la salle par des rigoles. Enfin dans la plus grande salle, une lignée de lavabos pour la toilette puis se raser chaque jour ainsi qu'une autre lignée d'éviers à grandes paillasses en béton pour la lessive. La grande salle était éclairée par des ouvertures rectangulaires vitrées au plafond. Le toit est plat avec une légère courbure. Vu de l'extérieur, ce toit est ceint d'une corniche dépassante en béton qui suppose que l'eau de pluie ait été récupérée et conduite d'une manière ou d'une autre vers la citerne.

L'installation militaire est basée sur le principe des sanitaires publiques et blanchisseries d'entrepreneurs des villes où tous les immeubles n'avaient pas encore l'eau courante, où certains quartiers démunis n'avaient pas accès à l'hygiène.

Les bâtiments sont bombardés en août 1944 par les Alliés par crainte que l'armée allemande n'occupe les lieux. Ils avaient été élevés quelques temps avant la première guerre mondiale pour accueillir des compagnies d'artilleurs du 2ème RAC (régiment d'artillerie coloniale) et ainsi leur offrir enfin des conditions décentes de vie. D'autres barraquements existaient alors en tant que chambrées pour la troupe évaluée entre 200 et 300 hommes selon les périodes et ceci jusuq'en 1918. Les officiers et sous-officiers hors service bénéficiaient du confort de la caserne Sourdis.

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