Batteries - droite gauche du plateau - hautes des Capucins

Batterie du plateau de canons 100mm. Non apparente, en contrebas, "la rue des batteries" qui dessert les zones de défense une à une et qui permettait la circulation des équipages, des munitions... Le mur semi-circulaire du parapet (perché sur un bâti) recevait le canon de 100mm fixé au sol par son affût métallique.

Magasins sous roc dont celui (en fond) de la reddition allemande (Ramcke) de la seconde guerre mondiale appartenant à la batterie des canons de 100mm.

Eléments de la batterie gauche des canons de 24cm en bord de la "rue des batteries".

Introduction du béton avec des galets marins lors du remaniement de la batterie de 24cm en 1898.

Façade en béton, larmier métallique en arceau d'un magasin "moderne" avec couloir et salle perpendiculaire qui permet une meilleure protection contre une explosion à l'entrée comme étaient exposés les magasins "semi-modernes" sans couloir à sortie directe sur la "rue".

Magasin "moderne" à plafond plat. Les crochets supportaient un système de rail qui permettait la circulation des obus suspendus à un étrier en bout de chaîne. Plusieurs centaines de kilos par obus.

Façade de magasin "semi-moderne" en pierres.

Magasin "semi-moderne" à demi-voûte couverte de chaux.

Voûte effondrée d'un magasin qui laisse apparaître une épaisseur de moellons maçonnés. Ce type de magasin était recouvert de terre pour amortir les explosions d'obus ennemis. Les batteries ont été bombardées à la fin de la seconde guerre mondiale.

Les batteries de la pointe des Capucins s'étalent sur la côte avec au Nord en achèvement, la batterie de Kerviniou et au Sud la batterie de mortiers de 300mm affectée elle-aussi au soutien du fort des Capucins. Entre les deux du Nord au Sud, trois batteries en service avant la première guerre mondiale.

• La batterie de droite (Nord) était composée de 4 canons de 32cm (2 du modèle 1870-81 et 2 du modèle 1870-93 sur affûts 1882 PA - pivot antérieur). 4 projecteurs lui étaient dédiés : 1 de 60 cm, 1 de 90cm, 1 fixe de 150cm, 1 chercheur de 150cm. La batterie est construite à partir de 1880 et s'achève en 1885. Le bâti des équipements des projecteurs datent de 1891 et 1893.

• La batterie de gauche (Centre) était composée de 4 canons de 24cm Mle (modèle) 1870-87 sur affûts 1888 PC (pivot central). Cette batterie occupe l'emplacement de la première batterie de Vauban en service en 1694. La nouvelle construction est entamée en 1880 sur 5 ans puis elle est remaniée en 1896. Les magasins sont de 1890-91. Chaque canon surélevé est protégé par des abris traverses à chacun de ses flancs. Ces abris sont des réserves à munitions. La disposition et l'équipement sont typiques de l'époque.

• La batterie du plateau (Sud) était composée de 4 canons de 100mm Mle 1881 TR (tir rapide) sur affûts 1884 PC Vavasseur. Ils ont été remplacés quelques années plus tard par des canons de 100mm Mle 1897 TR sur affût PC de marine modèle 1897. Cette batterie est construite de 1897 à 1906.

Chaque batterie est accompagnée de bâtiments techniques, de commandement, de télémétrie et de niches pare-éclats pour certaines, etc... L'ensemble est en service jusqu'à la première guerre mondiale mais sans occupation permanente de l'armée. Seuls des tirs d'exercice réguliers sont exécutés après une mise en information de la presse locale afin que la population ne s'affole pas. Ces batteries sont désarmées et les canons envoyés à l'Est lors de la première guerre mondiale en dehors de trois canons de 24cm de la batterie de gauche mis en situation de réserve.

Les batteries sont désaffectées entre les deux guerres Les progrès techniques de la navigation militaire, la rapidité des navires et l'amélioration de l'artillerie de marine embarquée font que ces batteries sont désuètes d'autant qu'elles sont sans casemate et que le moindre obus ennemi peut détruire les canons sans protection. Lors de la seconde guerre mondiale, l'armée d'occupation allemande se sert de quelques bâtis mais rien qui ne soit stratégique tant la fragilité des constructions est évidente. Seuls les magasins sous roc sont encore protecteurs.

Les batteries sont installées en creux au sommet de la falaise qui domine le fort des Capucins. Elles ne sont pas visibles de la mer. La "rue des batteries" est susceptible d'être envahie par les eaux de pluie qui rendrait impraticable la circulation qui est stratégique. Un réseau de fossés et des sorties d'égout permettent de renvoyer l'eau de pluie, sous le tertre de défense, vers la mer.

Ces batteries sont envahies par la végétation et se situent sur le GR34 entre les deux localisations GPS ci-dessous :

"Entrée" Nord
48° 19' 20.23" N
4° 34' 32.81" O

"Entrée" Sud
48° 19' 0.14" N
4° 34' 30.36" O



La défense côtière avant 1939

Cam 59

Télémètre Audouard

Bataille de Trez Rouz

Batteries : Basse de Cornouaille - Haute de Cornouaille - Trez Rouz - Capucins - Kerbonn - Kerviniou - Pen-Hir - Tremet - Ty-Du - Stiff - Haute Pointe des Espagnols - Petit Gouin - Sud des Capucins - Batteries hautes des Capucins - Batterie de rupture ou bombardement - Batteries haute et basse du Kador (Beg ar Gador - Morgat) - Rouvalour

Camp Sanitaire des Capucins

Casernement de la pointe des Espagnols

Casernement de Kerlaër

Casernement de Lagatjar

Ile Trébéron et île aux Morts

Corps de Garde 1846 : Aber - Camaret - Kador - Postolonnec - Roscanvel - Rulianec

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Tours modèle 1811

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Les forts : Fraternité - Landaoudec - Lanvéoc - Toulinguet

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